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Que disent-ils du Coran ?

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Que disent-ils du Coran ?

 

L’humanité n’a eu connaissance des commandements de Dieu que par deux voies : en premier lieu la parole de Dieu et en second lieu les Prophètes qui ont été choisis par Dieu afin de communiquer sa volonté aux êtres humains. Ces deux voies vont de paire et toute tentative pour connaître la volonté de Dieu en négligeant l’une ou l’autre de ces voies, a toujours été trompeuse. Les hindous, délaissant leurs prophètes, se plongèrent dans leurs livres qui se révélèrent être des rébus dans lesquels ils s’égarèrent. De même, les chrétiens ne prêtèrent guère attention au livre de Dieu, n’accordèrent d’importance qu’au Christ et non seulement ils lui donnèrent le rang de divinité, mais négligèrent jusqu’à l’essence du Tawhid (monothéisme), contenue dans la Bible.

 

En réalité les principales écritures révélées avant le Coran, c’est-à-dire l’Ancien Testament et l’Evangile, n’ont été transcrites sous forme de livres qu’après le temps des prophètes et ce fut alors après traduction, car les disciples de Moïse et de Jésus ne firent guère d’efforts pour préserver ces révélations du vivant de leurs prophètes. Elles ne furent écrites que longtemps après la disparition de ceux auxquels elles avaient été révélées. C’est ainsi que la Bible, telle que nous la connaissons à l’heure actuelle (l’Ancien et le Nouveau Testament), est composée de traductions de récits individuels concernant les révélations originelles et contenant les ajouts et suppressions faits par les disciples des prophètes en question. Tout au contraire, le dernier livre révélé, le Coran, subsiste dans sa forme originelle. Dieu a veillé Lui-même à ce qu’il soit préservé. C’est la raison pour laquelle le Coran a entièrement été écrit du vivant du Prophète Muhammad (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui)  sur des feuilles de palmier, des morceaux de parchemin, des os, etc.

 

De plus, des dizaines de milliers de compagnons du Prophète mémorisèrent le Coran dans son entier. Le Prophète lui-même le récitait à l’ange Gabriel une fois par an et deux fois, alors qu’il était sur le point de mourir. Plus tard, le premier Calife, Abou Bakr chargea Zaid Ibn Thabit, le scribe du Prophète, de rassembler les écrits du Coran en un seul volume, qui ne quitta pas Abou Bakr jusqu’à sa mort. Il passa alors aux mains du second Calife Omar, puis à celles de l’épouse du Prophète, Hafsa. Le troisième Calife Othman fit faire plusieurs copies de ce volume original et les envoya dans les différents territoires musulmans.

 

Le Coran fut méticuleusement préservé, car il devait être le Livre des commandements qui allaient guider l’humanité pour l’éternité. C’est pour cette raison qu’il ne s’adresse pas seulement aux Arabes, bien qu’il fût révélé dans leur langue. Il s’adresse à l’homme en tant qu’être humain. « Ô Homme ! Qui t’a détourné de ton Seigneur » (Le saint Coran, chapitre La rupture, verset 6).

 

L’application des préceptes coraniques est montrée par l’exemple de Muhammad (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) et des pieux musulmans à travers les âges. L’approche du Coran est caractérisée par les instructions données qui ont pour objectif le bien-être de l’homme et s’appuient sur les moyens qui sont à la portée de celui-ci. La sagesse coranique est décisive en toutes choses. Elle ne condamne ni ne martyrise la chair, mais elle ne néglige pas l’âme. Elle ne donne pas forme humaine à Dieu et elle ne déifie pas l’homme. Chaque chose a sa place dans la création.

 

Pour tout dire, les érudits qui prétendent que Muhammad (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) est l’auteur du Coran, soutiennent quelque chose d’humainement impossible. Un individu quelconque du VIe siècle de l’ère chrétienne aurait-il pu émettre des vérités scientifiques telles que celles que contient le Coran ? Aurait-il pu décrire l’évolution de l’embryon dans l’utérus avec autant de précision que dans la science moderne ? D’autre part, peut-on logiquement penser que Muhammad (que la prière et la paix de Dieu  soient sur lui), qui jusqu’à l’âge de 40 ans n’était connu que pour son honnêteté et son intégrité, aurait commencé tout d’un coup à produire un livre dont la qualité littéraire reste inégalée, et dont l’équivalant n’a jamais été produit par aucun de ceux qui forment la cohorte des plus grands poètes et orateurs arabes ? Enfin, est-il justifié de dire que Muhammad (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), surnommé Al-Amin (celui qui est digne de confiance) par ses contemporains, dont les érudits non-musulmans continuent d’admirer l’honnêteté et l’intégrité, aurait apporté de fausses assertions et entraîné à sa suite des milliers d’hommes de caractère, honnêtes et intègres, capables d’établir la meilleure société humaine sur terre, avec des mensonges ?

 

En réalité, tous ceux qui cherchent la vérité avec sincérité et impartialité, croiront que le Coran est le Livre révélé par Dieu.

Sans toutefois être entièrement en accord avec tout ce qu’ils disent, nous citons ici les opinions de quelques érudits non musulmans sur le Coran.

 

  1. « Le lecteur pourra constater que le monde moderne s’approche de plus en plus de la vérité en ce qui concerne le Coran. Nous appelons tous les érudits sans préjugés à étudier le Coran à la lumière de ce qui a été dit ici. Nous sommes convaincus que le lecteur ne pourra qu’être persuadé que le Coran n’aurait jamais pu être écrit par un être humain. Aussi souvent que nous le lisons, au départ et à chaque fois, il (le Coran) nous repousse. Mais soudain il séduit, étonne et finit par forcer notre révérence. Son style, en  harmonie avec son contenu et son objectif, est sévère, grandiose, terrible, à jamais sublime. Ainsi, ce livre continuera d’exercer une forte influence sur les temps à venir. » Goethe cité dans « Dictionary of Islam  » de T.P. Hughes, p.526.

 

  1. « Le Coran occupe, de l’aveu général, une position importante parmi les plus grandes écritures religieuses du monde. Bien qu’étant la dernière-née des œuvres inoubliables de ce type de littérature, il n’y a aucune d’elles qui le surclassent dans le merveilleux impact qu’il a su créer sur une multitude d’hommes. Il a fait naître un tout nouvel aspect de la pensée humaine et un caractère tout aussi nouveau. D’abord, il convertit de nombreuses tribus hétérogènes des déserts de la péninsule arabe en une nation de héros, et fonda par la suite les grandes institutions politico-religieuses caractéristiques du monde musulman, qui constituent une des forces majeures avec lesquelles L’Europe et l’Orient doivent compter aujourd’hui. » G. Margoliouth, Introduction au « Koran » de J.M. Rodwell. New York, Everyman’s Library 1977, p. VII.

 

  1. « Bref, c’est une œuvre qui crée des émotions tant vives qu’inconsistantes, même chez le lecteur éloigné dans le temps et bien plus encore, par rapport au développement intellectuel. » Dr. Steingass, cité dans « Dictionarv of Islam  » de T.P. Hughes, pp. 526-7.

 

  1. « Ce dernier constat rend inacceptable l’hypothèse de ceux qui voient en Muhammad l’auteur du Coran. Comment un homme, illettré au départ, aurait-il pu en devenant par ailleurs, du point de vue de la valeur littéraire, le premier auteur de toute la littérature arabe, énoncer des vérités d’ordre scientifique que nul être humain ne pouvait élaborer en ce temps-là, et cela, sans faire la moindre déclaration erronée sous ce rapport ? » Maurice Bucaille, La Bible, Le Coran et la Science Edition 1978, p. 126.

 

  1. « Peut-être que l’on ne saurait donc, ici, évaluer ses mérites en tant qu’œuvre littéraire, suivant des règles préconçues, nées d’un goût esthétique et subjectif, mais plutôt par rapport aux effets qu’il eut sur les contemporains et les compatriotes de Muhammad. S’il a choisi un ton aussi austère et convaincant pour s’adresser aux cœurs de ses auditeurs, pour souder des éléments centrifuges et antagonistes en un ensemble compact et bien structuré, animé par des idées jusqu’alors inconnues de l’intellect arabe, son éloquence était sans doute parfaite, tout simplement du fait d’avoir converti des tribus sauvages en une nation civilisée et ajoute une nouvelle trame a la  vieille chaîne de l’histoire. » Dr. Steingass, cité dans « Dictionary of Islam  » de T.P. Hughes. p. 528.

 

  1. « Voulant par la présente tentative surclasser mes prédécesseurs et proposer quelque chose qui saurait faire résonner, quoique faiblement, la rhétorique sublime du Coran arabe, j’ai éprouvé toutes les peines à maîtriser les rythmes complexes et magnifiquement variés qui, outre le message lui-même, permettent au Coran de compter incontestablement parmi les plus grands chefs-d’œuvre littéraires de l’humanité… Cette caractéristique particulière, cette « symphonie inimitable » ainsi que le croyant Pickthall décrit son Holy Book « dont les airs poussent les hommes à l’extase et aux larmes » – a été presque totalement ignorée par les traducteurs précédents. Ainsi, on ne s’étonne guère de constater que ce qu’ils ont écrit paraît terne et plat par rapport à l’original, somptueusement orné. » Arthur J. Arberrv, Thé Koran Interpreted, London. Oxford L’Universily Press. 1964 p. X.

 

  1. « Une analyse puisement objective du Coran à la lumière des connaissances modernes, nous amène à reconnaître l’harmonie existant entre les deux, ainsi qu’on l’a fait ressortir à maintes reprises. On a du mal à s’imaginer qu’un homme du temps de Muhammad ait pu être l’auteur de telles affirmations. Compte tenu du niveau intellectuel de l’époque, de telles considérations répondent en partie de la place exceptionnelle qu’occupe la révélation coranique et contraignent le scientifique impartial à admettre son incapacité de fournir une explication fondée uniquement sur la logique matérialiste. » Maurice Bucaille, Le Coran et la Science Moderne. 1981. p. 18

 

 

 

Le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

www.islamhouse.com

L’islam à la portée de tous !

Que disent-ils du Prophète Muhammad ?

Que disent-ils du Prophète Muhammad ?

 

Témoignages d’hommes de science et de penseurs occidentaux

 

 

Compilé par

Khâlid Abou Sâlih

 

Traduction et adaptation

Abu Hamza Al-Germâny

 

 

Éditions

Madar Al-Watan

 

 

 

Publié par

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

 

Exclusivité :

www.islamhouse.com

 

 

 

Nous tenons à remercier notre frère Mahmoud et notre frère Gilles Kervenn pour leur généreuse participation…

 

 

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Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Avant-propos

 

Louange à Dieu seul, et que son salut et sa bénédiction soient sur le dernier des prophètes…

On croit souvent que la personnalité du prophète Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) n’est tenue en grande estime que par les musulmans, mais la réalité est différente : de grands intellectuels et penseurs occidentaux et orientaux non-musulmans vouent, eux aussi, une grande admiration pour le prophète de l’Islam.

Chers lecteurs, vous serez étonnés de lire de tels propos provenant de gens aussi connus, car ces témoignages ne sont volontairement pas publiés, et cela, afin que la méconnaissance de ce prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) domine continuellement les esprits européens ou autres, et que l’image altérée de l’Islam et de son prophète demeure dans leurs pensées. Nous nous faisons donc honneur de porter à votre connaissance ces témoignages pour que le monde considère l’image de l’Islam et de son prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à leur juste valeur. Ces témoignages ne proviennent pas de penseurs musulmans, car l’imputation d’esprit de parti ou de sectarisme pourrait être évoquée. Dès lors, nous avons délibérément opté pour les témoignages de penseurs occidentaux, étant plus à même de convaincre que si l’on s’était restreint aux témoignages de musulmans.

L’Encylopedia Britannica le proclame : « l’homme de religion qui a connu le plus de succès sur cette terre. » Georges Bernard Shaw (politique et écrivain anglais du XXe siècle)  a déclaré que si Muhammad vivait encore, il réussirait à résoudre tous les problèmes qui menacent notre civilisation, aujourd’hui. Thomas Carlyle, qualifié de « l’une des plus riches « carrières d’idées » du XIXe siècle, fut tout étonné qu’un seul homme, d’un seul tour de main, pût souder des tribus ennemies et des bédouins nomades en une nation, la plus puissante et la plus civilisée qui soit, et ce, en moins de vingt ans. Napoléon et Gandhi rêvaient inlassablement d’une société de la même trempe que celle forgée par cet homme en Arabie.

En effet, nul autre humain n’accomplit autant dans les domaines aussi variés et dans un temps aussi limité que Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Illettré, il était cependant un enseignant des nations, un réformateur social, un guide moral, un penseur politique, un génie militaire, un maître de l’administration, un ami sincère, un compagnon merveilleux, un époux dévoué et un père affectueux. Aucune personnalité de l’histoire ne put le surpasser ou même l’égaler, dans n’importe quel domaine de la vie. Ce monde a eu son lot de grandes personnalités, mais elles ne furent illustres que dans un ou deux domaines, tels que la pensée religieuse ou la direction des affaires militaires.

 

Les témoignages de …

 

1) Edward Gibbon et Simon Ocklay disaient : « Ce n’est pas la propagation, mais la permanence de sa religion qui mérite notre émerveillement ; la même impression, pure et parfaite, qu’il laissa à la Mecque et à Médine, se retrouve, après douze siècles, chez les Indiens, les Africains et les Turcs, prosélytes du Coran [...] Les musulmans ont su résister, unifor­mément, à la tentation de réduire l’objet de leur foi et de leur dévotion au niveau des sens et de l’imagination de l’homme. “Je crois en Un seul Dieu et en Mohammad, son prophète” ; ceci renferme la profession de Foi de l’Islam, de façon simple et invariable. L’image intellectuelle de la Divinité n’a jamais été dégradée par une idole, quelle qu’elle soit ; les hommages rendus au prophète n’ont jamais franchi la mesure de la vertu humaine ; ses préceptes vivants ont restreint l’amour que ses disciples lui portent dans les limites de la raison et de la religion. » Edward Gibbon et Simon Ocklay, History of The Saracen Empire, London, 1870, p. 54.

2) Mahatma K. Gandhi disait : « Je voulais mieux connaître la vie de celui qui aujourd’hui détient indiscutablement les cœurs de millions d’êtres humains. Je suis désormais plus que jamais convaincu que ce ne fut pas l’épée qui créa une place pour l’Islam dans le cœur de ceux qui cherchaient une direction à leur vie. Ce fut cette grande humilité, cet altruisme du prophète, l’égard scrupuleux envers ses engagements, sa dévotion intense à ses amis et adeptes, son intrépidité, son courage, sa confiance absolue en Dieu et en sa propre mission. Ces faits, et non l’épée, lui amenèrent tant de succès et lui permirent de surmonter les problèmes. » Extrait du journal « Young India », cité dans « The light », Lahore, 16/09/1924.

De tous les autres dirigeants de ce monde, aucun ne put combiner autant de qualités diverses et à un degré de perfection aussi impressionnant que Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). La vie et les enseignements des autres grandes personnalités du monde se sont enfouis dans les replis poussiéreux de l’Histoire. L’époque et le lieu de leur naissance, leur mode de vie, la nature et les détails de leurs enseignements, leur degré de réussite ou d’échec est tellement sujet à conjectures qu’il est impossible à l’humanité, aujourd’hui, de reconstituer avec précision la vie et les enseignements de ces hommes. Le Prophète Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) était singulier, et son mode de vie ne cesse d’être mis en pratique par des millions de musulmans.  

3) W. Montgomery disait : « La façon dont il accepta les persécutions dues à sa foi, la haute moralité des hommes qui vécurent à ses côtés et qui le prirent pour guide, la grandeur de son œuvre ultime, tout cela ne fait que démontrer son intégrité fondamentale. La supposition selon laquelle Muhammad serait un imposteur soulève plus de problèmes qu’elle n’en résout. Et pourtant, aucune des grandes figures de l’histoire n’est si peu appréciée en Occident que le Prophète Mohammad. » W. Montgomery, Mohammad at Mecca, Oxford, 1953, p. 52.

4) Georges Bernard Shaw disait : « Je l’ai étudié – le merveilleux homme – et à mon avis, loin d’être un antéchrist, il mérite le titre de Sauveur de l’humanité. Je crois que si un homme comme lui prenait la dictature du monde moderne, il réussirait à résoudre ses problèmes d’une façon qui lui apporterait la paix et le bonheur si nécessaires. J’ai prophétisé sur la foi de Mohammad qu’elle sera acceptable à l’Europe de demain, comme elle commence à devenir acceptable à l’Europe d’aujourd’hui. » Georges Bernard Shaw, The genuine Islam, Vol I., No 8, 1936.

5) James A. Michener disait : « À la mort de Muhammad, certains voulurent le déifier, mais son successeur administratif (Abou Bakr le véridique, ndlr.) mit fin à cette vague d’hystérie par une des paroles les plus belles de l’histoire religieuse : « Si l’un d’entre vous adorait Muhammad, qu’il sache que Muhammad est mort. Mais si c’est Dieu qu’il adore, alors Dieu est vivant et ne meurt pas. » James A. Michener, Islam : The Misunderstood Religion, Reader’s Digest (revue américaine), No de mai 1955, p. 68-70.

6) Michael H. Hart disait : « Certains lecteurs seront peut-être étonnés de me voir placer Muhammad en tête des personnalités ayant exercé le plus d’influence en ce monde, et d’autres contesteront probablement mon choix. Cependant, Muhammad est le seul homme au monde qui ait réussi par excellence sur les plans religieux et séculier. » Michael H. Hart, The 100 : A Ranking of the Most Influential Persons in History (Classement des plus influentes personnalités de l’Histoire), Hart Publishing Co. Inc. (New-York), 1978, p. 33.

7) Maurice Bucaille, scientifique français, disait : « Comment un homme, illettré au départ, aurait-il pu, en devenant par ailleurs, du point de vue de la valeur littéraire, le premier auteur de toute la littérature arabe, énoncer des vérités d’ordre scientifique, que nul être humain ne pouvait élaborer en ce temps-là, et cela, sans faire la moindre déclaration erronée sous ce rapport ? » Maurice Bucaille, La Bible, le Coran et la science, 1978, p. 126.

Il disait également : « Une analyse purement objective du Coran, à la lumière des connaissances modernes, nous amène à reconnaître l’harmonie existant entre les deux, ainsi qu’on l’a fait ressortir à maintes reprises. On a du mal à s’imaginer qu’un homme du temps du Mohammad (que la Paix et la Bénédiction soient avec lui) ait pu être l’auteur de telles affirmations, compte tenu du niveau intellectuel de l’époque. De telles considérations répondent en partie de la place exceptionnelle qu’occupe la révélation coranique et contraignent le scientifique impartial à admettre son incapacité de fournir une explication fondée uniquement sur la logique matérialiste. » Maurice Bucaille, Le Coran et la science moderne, 1981, p. 18.

8) Thomas Carlyle, écrivain anglais célèbre, disait : « On remarqua que Muhammad, depuis sa tendre enfance, était considéré comme étant un jeune doué de raison. D’ailleurs, les personnes avec lesquelles il vivait l’avaient surnommé « Al-Amine » (l’honnête, le sincère et le loyal). Ses paroles, ses actes et sa pensée étaient véridiques. Ceux qui le côtoyaient avaient également remarqué que toute parole qui exhalait de lui renfermait une édifiante sagesse. J’ai appris de lui qu’il était extrêmement pondéré, et gardait le silence lorsque les paroles n’étaient plus nécessaires, mais lorsqu’il parlait, ses paroles n’étaient que vérité et raison. […] Tout le long de sa vie, nous avons vu en lui un homme aux principes bien établis et connu pour une implacable détermination. Il se souciait du malheur des autres, était généreux et bienfaisant, clément, faisant preuve de piété et de mérite et était vertueux. Extrêmement sérieux et sincère, il était néanmoins d’un naturel doux, accueillant et accessible. Il était réjouissant, agréable, sociable, et sa compagnie était appréciée. On pouvait parfois le voir plaisanter et s’amuser. Selon les témoignages, son sourire éclatant, qui illuminait son visage, provenait d’un cœur sincère. Il était très intelligent et possédait un cœur magnanime. Il était naturellement grandiose, sans qu’une école lui inculquât la science ni qu’un enseignant se chargeât de son éducation, car il n’en avait aucunement besoin. » Thomas Carlyle, Heroes, Hero Worship, and the Heroic in History, Londres, 1841, p 50-51.

9) Bosworth Smith disait : « Il était César et le Pape réunis en un seul être ; sans armée, sans garde du corps, sans palais et sans revenu fixe ; s’il y avait un homme qui avait le droit de dire qu’il règne par la volonté divine, ce serait Muhammad, puisqu’il a reçu tout le pouvoir sans avoir les instruments ni les supports. » Bosworth Smith, Mohammad and Mohammadanism, Londres, 1874, p.92.

10) Annie Besant (1847-1933), intellectuelle anglaise, disait peu avant sa mort : « Il est impossible pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et de quelle façon il vivait, d’avoir d’autre sentiment que le respect pour ce prophète prodigieux, l’un des grands messagers de l’Être suprême. Même si ses discours contiennent bien des choses qui sont familières à beaucoup d’entre vous, chaque fois que moi-même je les relis, je sens monter en moi une nouvelle vague d’admiration, un nouveau sentiment de révérence pour ce prodigieux grand maître arabe. » Annie Besant, The Life And Teachings of Mohammad, Madras, 1932, p. 4.

11) Alphonse de Lamartine disait : « Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité de la réussite sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Muhammad ? Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué de plus des autels, des dieux, des religions, des idées, des croyances, des âmes [...] Sa longanimité dans la victoire, son ambition toute d’idée, nullement d’empire, sa prière sans fin, […] son triomphe après le tombeau (après sa mort) attestent plus qu’une imposture[1], une conviction. Ce fut la conviction qui lui donna la puissance de restaurer un dogme. […] Orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Muhammad ! À toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? » Lamartine, Histoire de la Turquie, Paris, 1854, Tome 1 et Livre 1, p. 280.

 

Conclusion

 

 

Pour conclure, ceci est un témoignage honnête, et c’est la conclusion objective et inévitable à laquelle mène toute étude impartiale et critique de l’Histoire des religions, comme l’attestent bien des spécialistes non-musulmans. Ne pensez pas par contagion et n’attrapez pas une opinion comme on attraperait un mauvais rhume. Une opinion juste et objective passe obligatoirement par soi-même. La seule chose que chacun doit faire en tant qu’être humain sensible, réfléchi et concerné, c’est de s’arrêter un court instant et de se demander : toutes ces idées extraordinaires et révolutionnaires, sont-elles fondées et justes ? À supposer qu’elles soient justes, et que, ami lecteur, vous ne connaissiez pas encore cet homme, que vous ignoriez ses enseignements, ou encore que vous ne le connaissiez pas suffisamment pour tirer profit de la force de ses enseignements, n’est-il pas temps que vous répondiez à ce grand appel vers la vérité et que vous fassiez un effort pour le connaître ? Cela ne vous coûtera rien, et marquera plutôt le début d’une ère absolument nouvelle dans votre vie…

 

 

 

Fin

 

Ce Livre est conseillé par les sites suivants :

 

 

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Prophète Muhammad

Quelques traits de caractère

 

du Prophète Muhammad

 

Écrit par

Khâlid Abou Sâlih

 

 

Traduction et recherche des sources des hadiths

Abu Hamza Al-Germâny

 

Éditions

Madar Al-Watan

 

Publié par

Le bureau de prêche de Rabwah (riyadh)

 

Exclusivité :

www.islamhouse.com

 

Nous tenons à remercier notre frère Mahmoud et notre frère Gilles Kervenn pour leur généreuse participation…

 

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Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Avant-propos

 

Louange à Dieu seul, et que son salut et sa bénédiction soient sur le dernier des Prophètes… Nous parlerons du caractère du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui), ce qui nous amènera donc à parler de la perfection humaine dans sa plus belle conception. En effet, les plus beaux caractères connus chez l’homme se sont exclusivement réunis chez le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui). Il fut dépourvu de tout mauvais caractère connu chez l’homme ordinaire.

 

L’aspect extérieur du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui)

 

L’aspect extérieur de l’homme influe sur son aspect intérieur, comme l’ont démontré les psychologues et les sociologues. Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) était un homme dont la description physique était des plus belles.

Ainsi nous l’ont décrit ceux qui ont pu le voir parmi lesquels ses compagnons. Il était de couleur blanche, un visage aux formes pleines, qui resplendissait, son front était d’une forme unique et lorsqu’il était content, son visage s’illuminait telle la lune. Sa bouche était de toute beauté, ses dents blanches et ses incisives espacées, ses paupières étaient d’un noir profond sans pour autant y avoir mis du khôl, son nez était légèrement long, et lorsqu’il parlait, on apercevait telle une lumière émanant d’entre ses dents. Il possédait de larges épaules et était de taille moyenne, ni trop grand ni trop petit.

Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) était agréable à regarder, éminent, une prestance émanait de sa personne. La personne qui l’apercevait pour la première fois savait pertinemment que ce visage n’était point celui d’un menteur. ‘Amr Ibn Al-‘Âss (qu’Allah l’agrée) raconte : « Je n’aimais point une personne autant que le Messager d’Allah et je ne respectais aucune personne autant que le Messager d’Allah. Malgré cela, je ne pouvais lever mes yeux vers lui par grande révérence, si bien que si on me demandait de le décrire, j’aurais été incapable de le faire, n’ayant pu le contempler avec précision. »[1]

 

La noblesse du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et son éloquence

 

Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) ne faisait pas partie de la classe populaire, mais il appartenait à la noblesse et son lignage était élevé. Il fut engendré alors que ses parents étaient mariés de façon réglementaire et non par le biais de la fornication. La pureté de sa généalogie et la qualité de son lignage sont des signes de sa distinction et de son caractère complet.

Rajoutons à cela son éloquence, sa parfaite prononciation et sa forte rhétorique. Allah lui donna la capacité d’exprimer beaucoup d’idées en peu de mots et il possédait l’art du discours. Il détenait une étonnante force de persuasion et savait créer l’harmonie entre les cœurs, de sorte qu’il pouvait faire parvenir son message en termes concis. C’est pour cette raison que son épouse Aïcha, qu’Allah l’agrée, dit : « Le messager d’Allah ne débitait pas les paroles comme vous le faites, mais ses paroles étaient entrecoupées, de telle façon que celui qui souhaitait en faire l’inventaire pouvait facilement les dénombrer. »[2]

Si au bel aspect, à l’ascendance noble, à l’éloquence et à la forte rhétorique, on y rajoute également la véracité dans les paroles, la douceur de caractère et l’honneur de la prophétie, dès lors, nous pouvons saisir en Muhammad r le caractère parfait, car il ne reste plus aucune place à la défaillance et à l’ébranlement.

 

La loyauté du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et son honnêteté

 

Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) était connu au sein de son peuple pour son honnêteté, sa loyauté, sa vertu, son esprit équilibré et sa participation dans les affaires sociales. Allah informa dans le Coran que les mécréants reconnaissaient son honnêteté, mais ils traitèrent son message de mensonge par pur orgueil et par arrogance.

« Nous savons pertinemment que leurs propos te chagrinent, ô Muhammad. Or, assurément, ils ne te croient pas menteur, mais ce sont plutôt les versets de Dieu, que les injustes renient. »[3]

Les mécréants savaient pertinemment que Muhammad était honnête, mais ils traitèrent de mensonges ses paroles et ne crurent pas en lui par peur de perdre leur pouvoir et leur rang social. En effet, l’Islam place l’ensemble des gens au même niveau, l’arabe n’a pas plus de mérite que le non-arabe, comme le blanc par rapport au noir, le maître par rapport à l’esclave, sauf s’il se distingue par la piété et les bonnes œuvres.

Aboû Jahl, l’homme qui avait le plus d’aversion pour le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) rencontra Akhnass Ibn Charîk qui lui dit : « Ô Aboû Al-Hakam ! Informe-moi au sujet de Muhammad, est-il véridique ou menteur ? Sache qu’à cet endroit nul n’écoute nos paroles parmi les habitants de La Mecque, si ce n’est nous deux. » Il répondit : « Malheur à toi ! Je jure par Allah que Muhammad est véridique et il n’a jamais menti !! Seulement, si la tribu des Banou Qousay s’attribue l’étendard, la distribution d’eau, la protection de la Kaaba (la garde de ses clefs, son entretien etc.…) et la prophétie, alors que reste-t-il au reste de Qouraich ?! »[4] Il dit également : « Je jure par Allah que Muhammad est réellement un Prophète, mais depuis quand devrait-on suivre la tribu des Banou Abd Manâf ?… »[5]

Ainsi, il traita de mensonge le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) par peur de perdre son autorité sur les gens et son rang social. Ceci est tout aussi vrai pour les rabbins parmi les juifs et pour les prêtres parmi les chrétiens, qui connaissaient le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) aussi bien qu’ils connaissaient leurs enfants.[6] Ils lisaient en effet dans leurs livres sa description (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et savaient qu’il était le dernier des Prophètes. Malgré tout, ils reniaient son message et rejetaient sa prophétie par peur de perdre leurs privilèges et leurs rangs sociaux. Mais surtout, ils trouvaient indigne que le dernier des Prophètes (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) fasse partie du peuple arabe et non de leur peuple.

Les Arabes connaissaient le Prophète pour sa loyauté jusqu’à l’avoir surnommé « le loyal ». Lorsque Khadîja bint Khouwaylid, riche femme parmi les Mecquois, eut connaissance de sa loyauté et de son noble caractère, elle lui proposa d’aller en grande Syrie (Chêm) avec une partie de sa marchandise pour la vendre arrivé là-bas. Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) accepta sa proposition. Elle envoya avec lui Maysara, son servant, pour l’aider durant son voyage. Lorsqu’ils revinrent tous les deux à La Mecque, avec des bénéfices considérables, Maysara informa Khadîja de la loyauté et du bon comportement de Muhammad. Dès lors, elle voulut se marier avec lui, alors qu’elle avait déjà été maintes fois convoitée par des hommes de haut rang et par ceux qui détenaient l’autorité, pour sa noblesse, sa richesse et son esprit équilibré. Pourtant, elle refusa, car elle cherchait un autre genre d’homme, comme si son destin préparait pour elle en secret son futur bonheur, celui de la vie d’ici-bas et de l’au-delà. Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) l’épousa et n’épousa aucune autre femme jusqu’à ce qu’elle meurt.

 

L’intelligence du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui)

 

L’histoire qui suit prouve sa rigoureuse déduction, même avant la révélation : Qouraych divergea sur l’identité de la personne qui allait devoir poser la pierre noire à sa place, après qu’ils aient reconstruit la Kaaba. Chaque tribu dit alors : « C’est à nous que revient de déposer la pierre noire » ; chacune d’elles espérant obtenir le privilège et l’honneur de la poser. La divergence persista jusqu’à ce qu’ils faillissent même débuter les hostilités. Ils dirent ensuite : « Prenons quelqu’un pour arbitrer notre litige. Ce sera la première personne qui se présentera à nous. » Et la première personne qui se présenta à eux ne fut autre que le Prophète Muhammad (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui). Ils furent ravis et virent une bonne nouvelle en cela. Ils dirent : « Le loyal s’est présenté à nous, nous acceptons qu’il soit notre arbitre. » Ils l’informèrent donc du désaccord. Désormais informé, il demanda qu’on lui apporte une étoffe, au centre de laquelle il déposa la pierre noire. Il demanda ensuite aux représentants de chaque tribu de saisir un bout de l’étoffe, puis de la soulever, et lorsqu’ils atteignirent l’emplacement de la pierre, il l’attrapa avec sa main et la déposa à son endroit approprié. Ainsi, le litige fut résolu, alors qu’il avait failli déclencher une guerre entre les tribus. Ceci prouve sa grande intelligence.

 

La chasteté du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui)

 

Avant la révélation, le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) était chaste ; il n’était point tenté par les plaisirs de cette vie et il n’entretenait avec les femmes aucune relation hors mariage, alors que ce type de relations était très répandu à l’époque antéislamique. Pourtant, il n’était pas non plus un moine refusant toute relation avec les femmes, et se maria donc avec Khadîja, qu’Allah l’agrée, alors qu’il avait vingt-cinq ans et elle quinze ans de plus que lui. D’elle, il eut tous ses enfants, filles ou garçons, excepté son fils Ibrâhîm.

 

Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et la société

 

Le Prophète n’avait pas un esprit solitaire et participait aux affaires de son peuple en trouvant des solutions à ses problèmes et en s’informant de ses préoccupations. Il fut présent lors des accords de « foudoûl » qui renfermaient les clauses suivantes : soutenir l’opprimé et demander des comptes à l’oppresseur. Il participa avec son peuple à la construction de la Kaaba. Il portait même les pierres de ses propres mains. D’ailleurs, Aboû Toufayl raconte : « Lors de la construction du temple, les gens transportaient les pierres, et le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) faisait de même. Pour porter la pierre, il prit son pan (partie d’étoffe cachant les parties sous le nombril) qu’il posa sur son épaule. Soudain une voix retentit : « Ne montre pas tes parties intimes. » Il jeta la pierre puis se revêtit et on ne l’aperçut plus jamais dénudé après cela. »[7]

Par contre, il ne participait pas aux adorations déviantes ni aux divertissements frivoles de son peuple. Il n’adora jamais de statues, ni ne se prosterna devant elles. Jamais il ne mangea d’une viande sacrifiée en l’honneur des statues, jamais il ne but d’alcool, comme jamais il ne joua aux jeux de hasard. Il n’assista jamais aux soirées musicales et dansantes, qui étaient pourtant très répandues à l’époque antéislamique. Allah lui a rendu cela détestable et lui fit aimer le silence, le recueillement, la réflexion et la méditation sur la vie, l’univers, les créatures et sur la vision humaine du monde. En quelque sorte, il fut préparé par son Seigneur à la prophétie, pour être apte à recevoir la révélation et transmettre le message céleste.

 

La modération du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et son juste-milieu

 

Après la révélation, le caractère du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) se perfectionna plus encore et devint encore plus sublime. Ceci, grâce aux orientations de la révélation céleste et aux principes du Coran. Pour cette raison, lorsqu’on demanda à son épouse Aïcha, qu’Allah l’agrée, comment était le comportement du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui), elle répondit : « Son comportement était le Coran. »[8]

La première caractéristique par laquelle se distinguait le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) était la modération, le juste-milieu et savait concilier les aspirations spirituels et matérielles de l’homme. Ceci selon la parole d’Allah :

« Et vise à travers ce que Dieu t’a donné, la demeure dernière, sans oublier ta part dans cette vie. »[9]

Trois hommes vinrent questionner les épouses du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) au sujet de la description de son adoration. Lorsqu’ils obtinrent la réponse, ils trouvèrent son adoration insuffisante et dirent : « Comment pourrions-nous atteindre le degré du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) alors que ses péchés antérieurs et futurs lui ont été pardonnés. » L’un d’entre eux dit : « Moi, je jeûnerai tous les jours sans interruption. » Le second dit : « Moi, je veillerai en prière toutes les nuits sans dormir. » Le troisième dit : « Moi, je ne me marierai jamais. » Lorsque le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) en fut informé, il se mit en colère et dit :

« Quant à moi, je jeûne et je mange, je prie la nuit et je m’endors, et je m’unis avec les femmes par le mariage : celui qui s’écarte de ma tradition (la sounna), ne fait point partie des miens. »[10]

 

Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et ses épouses

 

Quant au caractère du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) en tant qu’époux, il se distinguait par sa bienveillance, sa tendresse et sa douceur envers la femme. Il comprenait profondément la nature et les sentiments féminins. Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) entretenait de bonnes relations avec ses femmes : il était toujours resplendissant, plaisantait avec elles et était remarquablement tendre. Il faisait preuve envers elle de largesse financière lorsqu’il le pouvait. Il riait avec elles, et, avant de dormir, discutait un moment avec elles pour les réconforter. Il alla même jusqu’à faire la course avec Aïcha, qu’Allah l’agrée, renforçant ainsi son amour. Elle dit : « Je fis la course avec le messager d’Allah (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et je le battis. Cela se produisit avant ma prise de poids. Lorsque je pris du poids, nous refîmes une course ensemble et il me battit puis me dit : « Cette fois, j’ai pris ma revanche (de la première course perdue) ! »[11]

Contemplez cette situation où l’on ressent l’effusion de tendresse, de douceur et de délicatesse. Aïcha, que Dieu l’agrée, rapporte que le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) lui dit : « Je sais lorsque tu es en colère (contre moi) et lorsque tu es satisfaite (de moi). » Elle dit : « Et comment sais-tu cela, ô Messager de Dieu ? » Il répondit : « Lorsque tu es satisfaite, tu dis : « Bien sûr, je jure par le Seigneur de Muhammad » et lorsque tu es en colère, tu dis : « Non, je jure par le Seigneur d’Abraham » » Elle acquiesça et dit : je jure par Allah, ô Messager d’Allah, il n’y a que ton nom que je puisse esquiver (en état de colère). »[12] Cela signifie que son amour pour lui (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) est ancré à jamais dans son cœur et ne se transformera jamais.

 

Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et ses enfants

 

Quant au comportement du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) en tant que père, il se distinguait par sa clémence et sa compassion. Il priait en portant Oumâmah, sa petite-fille. Il la portait lorsqu’il se tenait debout et la posait lorsqu’il se prosternait.[13] Aussi, lorsqu’il se prosternait, Hassan et Houssein, ses deux petits-fils, montaient sur son dos et il ne cessait d’être en prosternation jusqu’à qu’ils aient pris leur part de distraction et pour ne pas les déranger dans leur amusement.[14]

Lorsque son fils Ibrâhîm mourut, il pleura et on lui dit : « Tu pleurs, ô Messager d’Allah ! Il dit : « Oui, c’est une miséricorde. » Ensuite, il dit : « Les yeux versent leurs larmes, le cœur est meurtri de tristesse, mais malgré cela, nous ne prononçons que ce qui plaît à notre Seigneur. Certainement, nous sommes tristes de devoir te quitter, ô Ibrâhîm ! »[15]

 

L’enseignement du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui)

 

Quant au comportement du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) en tant qu’enseignant et éducateur, il était inégalé. Comment ne pourrait-il pas l’être, alors que lui-même a dit : « J’ai été envoyé en tant qu’enseignant. »[16] Et il dit également : « Allah ne m’a point envoyé aux gens pour leur rendre la vie difficile ou pour souhaiter leur perte ; Allah m’a plutôt envoyé en tant qu’enseignant et pour rendre aux gens la vie facile. »[17]

Parmi les exemples de sa douceur lors de son enseignement, ce que rapporte Anas Ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) où il dit : « Nous étions en compagnie du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui), lorsque pénétra un bédouin qui se mit à uriner dans la mosquée. Les compagnons se dirigèrent vers lui en disant : « Arrête ! Arrête ! » Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) dit : « Laissez-le et ne l’empêchez pas. » [C'est-à-dire laissez-le finir ses besoins et ne l'interrompez pas en plein dans son action, cela pourrait lui nuire.]

Ensuite, le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) le fit venir et lui dit : « Il n’est pas convenable de faire, dans les mosquées, ce genre d’actions comme uriner ou répandre toute autre impureté. Les mosquées ont au contraire été érigées pour évoquer Allah, pour prier et pour lire le Coran. » Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) demanda ensuite à un compagnon de ramener un seau d’eau et le versa sur l’urine.[18]

Souvent, le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) prescrivait ses orientations de manière indirecte, de sorte qu’il ne désignait pas le fautif directement, mais disait : « Qu’ont les gens à commettre ceci et cela ? »[19] De cette façon, il respectait le fautif et ne compromettait pas sa réputation face aux gens en dévoilant ses péchés. Car dans ces conditions, la personne est plus à même d’accepter un conseil et de rectifier sa faute sans la réitérer.

        

La justice du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui)

 

Quant au comportement du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) en tant que gouvernant et juge, il se distinguait à la perfection par son équité. Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) jeta les bases de l’équité, qui garantissent à chaque membre de la société d’être jugé selon des lois solides, justes et inébranlables. Nos désirs ou notre colère n’ont aucune emprise sur elles. Elles ne peuvent être changées selon le lien de parenté ou le lignage, la richesse ou la pauvreté, la puissance ou la faiblesse. Ces lois suivent leur chemin et emploient le même poids et la même mesure pour tout le monde.

 Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) dit :

« Ceux d’antan ont péri, car ils renonçaient à punir le noble lorsqu’il volait, tandis qu’ils s’empressaient de sanctionner le misérable s’il volait. Je jure par celui qui détient l’âme de Muhammad entre ses mains, si Fatima, fille de Muhammad, s’avérait être une voleuse, je lui couperais moi-même sa main ! »[20]

C’est donc avec beaucoup de puissance et de rigueur que le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) statua sur la question de l’application des lois. En Islam, il n’y a pas ni favoritisme, ni corruption, ni complaisance. La justice doit être appliquée à l’ensemble de la communauté et doit être acceptée par tous en tant que telle.

 

Le commandement du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui)

 

Quant au comportement du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) en tant que chef de l’armée, il se distinguait par sa minutie dans la préparation de l’unité militaire. Il élaborait sa stratégie militaire, prenait conseil de ses com­pa­­­­gnons et de ses généraux, et tirait avantage de leur expérience. Pourtant, il n’avait recours à la guerre qu’en cas de force majeure, comme le dit si bien le proverbe : « aux grands maux, les grands remèdes. »

Malgré tout, les guerres et les batailles du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) suivaient une ligne de conduite précise. Cette ligne de conduite est à l’opposé des guerres barbares, qui ne renferment aucun but si ce n’est montrer sa force et détruire les infrastructures humaines. Quant au Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui), il interdisait de détruire toute construction, de brûler les palmeraies et les forêts, de massacrer le bétail, etc. Anas Ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit :

 « Partez au nom d’Allah, en vue d’Allah et en suivant la religion du Messager d’Allah. Ne tuez point le faible vieillard, ni les petits enfants, ni les femmes, et ne vous appropriez pas le butin en le dissimulant, mais rassemblez-le. Soyez conciliants et bienfaisants, car Allah aime les bienfaisants. »[21]

Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui), en passant, vit une femme qui fut tuée pendant une bataille. Il se tint debout près d’elle et dit : « Cette femme n’avait pas à être tuée. » Puis, il regarda dans les yeux de ses compagnons et dit à l’un d’eux :

 « Rejoins Khâlid Ibn Al-Walîd (le commandant de l’armée) et ordonne-lui avec insistance qu’on ne doit pas tuer d’enfants, ni de travailleurs, ni de femmes. »[22]

 

L’adoration du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui)

 

Quant au comportement du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) en tant qu’adorateur d’Allah, il se distinguait par une adoration parfaite, par une évocation de Dieu incessante, et par une reconnaissance et des éloges envers Dieu inégalées. Il veillait la nuit en prière jusqu’à ce que ses pieds se fendillent. Ses compagnons, le voyant dans cet état, lui dirent : « Ô Messager d’Allah ! Tu veilles en prière alors qu’Allah t’a pardonné tes péchés passés et futurs. » Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) répondit : « Ne dois-je pas être un serviteur reconnaissant ! »[23]

Lorsqu’une chose le préoccupait, il se réfugiait dans la prière et disait : « Bilâl ! Appelle à la prière et apaise-nous [par elle]. »[24] Bilâl était celui qui appelait à la prière au temps du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui).

 

Les fruits de ce comportement exemplaire

 

Quant au comportement du Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) en tant que prêcheur, il se distingue [au début du 21ème siècle] par une communauté de plus d’un milliard trois cents millions d’adeptes qui sont fiers d’être liés à cette religion et à son Prophète. Cela montre que le comportement prophétique concernant le prêche était remarquable. Ceci d’autant plus que l’on sait comment le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a fait preuve de patience face aux tribus arabes, malgré avoir subi, de leur part, humiliation, douleurs, exil, rejet et menaces de mort. Il n’invoqua pas contre eux et ne se vengea pas lorsqu’il vainquit et eut l’occasion de tous les tuer, mais il fit preuve d’une grande clémence par espoir qu’ils acceptent les principes de l’Islam. Toufeyl Ibn Amr Ad-Dawsy vint voir le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! La tribu de Daws a désobéi et ne veut nullement accepter l’Islam. Invoque donc contre elle. » Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) se tint face à la qibla (direction de la Kaaba) et prépara son invocation en levant les mains. Dès lors, les gens autour s’exclamèrent : « La tribu de Daws est perdue ! La tribu de Daws est perdue ! À cet instant, le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) dit : « Ô Seigneur ! Guide la tribu de Daws et fais-les parvenir jusqu’ici. Guide la tribu de Daws et fais-les parvenir jusqu’ici. »[25] Le Prophète (que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur lui) invoqua en leur faveur, et non contre eux comme le souhaitait Toufeyl, car il est une miséricorde et ne fut à aucun moment un supplice pour les gens. Allah  dit :

« Et nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour l’univers »[26]

 

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Conclusion du livre

Conclusion du livre

 

            Ainsi, nous avons vu les prophètes, l’un à la suite de l’autre, annoncer la venue du dernier Messager. {La Loi de Moïse et tous les prophètes jusqu’à l’époque de Jean, ont annoncé le royaume.»} (Matthieu 11/11-15). Ils ont tous, promis à Dieu de croire en lui dès son apparition et qu’ils le soutiendront, sans condition aucune.               Souvenez-vous quand Dieu reçut cet engagement des prophètes : «lorsqu’un messager viendra pour confirmer ce que vous aurez reçu de Moi comme Ecriture et comme Sagesse, vous croirez en lui et lui apporterez votre soutien! Y consentez-vous, ajouta-t-IL, et vous chargez-vous de cette responsabilité?» « Nous consentons!» dirent-ils « Soyez témoins et JE serai parmi ceux qui attestent.» [1]﴿

            Ils se sont appliqués à informer leurs peuples de ce prophète : « Tous les prophètes et la Loi de Moïse ont annoncé le royaume jusqu’à l’époque de Jean. Et, si vous voulez bien l’admettre, Jean est cet Elie dont la venue a été annoncée.»} (Matthieu 11/11-15)

            La Bible nous a conservé – malgré les falsifications et les remaniements qu’elle a subis – un certain nombre d’annonces concernant ce prophète prestigieux. Celui-ci est la concrétisation de la promesse, divine et bénie, faite à Abraham et son épouse Hagar dans leur fils Ismâîl qui {soumettra des peuples}»

            Moïse a annoncé à son peuple, les fils d’Israël, la venue de ce prophète qui lui ressemble. La prophétie de ce dernier a scintillé d’un vif éclat sur la montagne de Pharâne. Il appartient à la nation qui respectera et obéira au royaume de Dieu, qui sera enlevé aux enfants d’Israël- ‹‹ Je vous rendrais jaloux de ceux qui ne sont pas une vraie une nation, dit Dieu, j’exciterai votre colère contre une nation sans intelligence.»} (Lettre aux Romains 10/12-21) La prophétie et le choix des prophètes seront reportés sur les Arabes- {La pierre que les maçons ont rejetée est devenue la pierre angulaire.» (Les Psaumes 118/22-23)

            Des passages de la Bible ont donné le nom de ce prophète attendu, ils l’ont décrit. Jésus l’a appelé le paraclet dont le sens est Ahmed et dont les anges ont annoncé la venue. {Dans la terre Islâm et pour les gens Ahmed}

            Les Livres ont parlé de la terre de son exil {les forêts d’Arabie} et ont appelé les gens à l’aider pour sa victoire : « habitants du pays de Taïmah, allez au-devant du fugitif avec son pain»} (Esaïe 21/6-16). Ils ont souligné son triomphe et certifié que sa religion durera tant que dureront le jour et la nuit -     {Sa main contre tous.»} (La Genèse 16/11-12)-    {Les peuples lui seront soumis.»} (La Genèse 49/10).- {Des peuples tomberont devant toi.»} les Psaumes (49/10)

            La colère de Dieu s’abattra bientôt sur les mécréants et sur les Juifs que Jean-Baptiste avait déjà avertis. Il leur avait dit : « Bande de serpents, qui vous a enseigné à vouloir échapper au Jugement de Dieu qui est proche?»} (Matthieu 3/1-13). Le courroux divin sera dur. {C’est pourquoi la colère du Seigneur s’enflamme contre son peuple, il étend la main pour le frapper, les montagnes tremblent et leurs cadavres sont comme des ordures au milieu des rues.»} (Esaïe 5/24-25) et – « Il vous baptisera avec l’Esprit Saint et avec du feu. Il tient en sa main la pelle à vanner et séparera le grain de la paille. Il amassera son grain dans le grenier mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint jamais.»} (Matthieu 3/1-13) et encore : « Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera et si la pierre tombe sur quelqu’un elle le réduira en poussière.»} (Mathieu 21/44)

Les annonces des prophètes ont précisé que le prophète attendu sera le dernier des messagers célestes et que sa Loi – sa religion- est éternelle {Le Seigneur des cieux bâtira un royaume qui ne chutera jamais.} Notre prophète a dit dans le même sens : « Une fraction de ma nation ne cessera jamais d’acquérir victoire sur victoire jusqu’au jour de la Résurrection ». Jésus a parlé de l’Etat de ce prophète promis {Le Père vous donnera quelqu’un d’autre pour vous venir en aide afin qu’il soit toujours avec vous »} (Jean14/15). Sa mission ne sera pas l’appanage des Arabes ou des Fils d’Israël mais elle est adressée à tous les peuples {Et quand il viendra, il prouvera aux gens de ce monde leur erreur.»} (Jean 15/26) et {Tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues professeront sa religion.}

            Il est le prophète analphabète, cité dans la Bible : « je mettrai mes paroles dans sa bouche.»} (Le Deutéronome 18/17) et qui a reçu la Révélation dans la grotte de Hirâ’. {On le donne alors à celui qui ne sait pas l’écriture en disant : « Lis donc ceci!» il répond : «Je ne connais pas la lecture.››} (Esaïe 29/16-18). Il ne prononcera pas les paroles révélées de sa propre initiative :{Il ne parlera pas en son propre nom, mais il dira tout ce qu’il aura entendu.»} (Jean 15/26) et {Il finira la transmission totale de ce qui lui a été révélé, ni la mort ni l’assassinat ne l’empêcheront de l’achever.} et encore :{Il leur parlera de tout ce que je lui ai conseillé.}

            Sa mission ressemble à celle de Moïse :{Les îles seront dans l’attente de ses lois.} (Esaïe 42/ 1-4) {Elle touche tous les aspects de la vie.} {Elle vous enseignera toute chose.} {Elle vous orientera vers toute la vérité.}

Sa religion annulera celle de Moïse, le bâton de Yahoûda

            Il est le plus grand des mondes dont il est le futur chef {parmi les humains, il n’a jamais existé personne de plus grand que Jean-Baptiste, pourtant celui qui est le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.} (Matthieu 11/11)

            Le professeur Christopher Daïvis, spécialiste dans l’étude comparée des religions, a conclu : « Toutes ces annonces[2], dans leurs fonds et leurs formes, ne s’appliquent qu’au prophète Arabe, Mohammed.»

Les conversions à l’islam en France

Les conversions à l’islam en France

 

Le phénomène toucherait 3 600 personnes par an en France. À côté d’une séduction intellectuelle et spirituelle, c’est dans les banlieues que ces conversions sont les plus fréquentes. A lire, et à méditer,

 Jean Gouraud a embrassé l’islam il y a huit ans. Il avait 18 ans. « J’étais de culture catholique, mais j’avais arrêté de pratiquer », raconte ce jeune homme de la région parisienne, âgé aujourd’hui de 26 ans. Arrêt de la pratique catholique, mais poursuite de la quête spirituelle avec « beaucoup d’amis musulmans que je fréquentais », explique-t-il.

Une première approche de l’islam, prolongée et nourrie par des lectures et de rencontres avec des musulmans… convertis de la première génération, il y a une vingtaine d’années. « C’est avec eux que j’ai pu avancer », explique-t-il. Et embrasser définitivement l’islam, en prononçant la chahada, la profession de foi islamique tirée du Coran : « J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité que Dieu et que Mohammed est Son Envoyé. »

Comme Jean il y a huit ans, prénommé désormais Abd Al Wadoud, ils seraient aujourd’hui une dizaine par jour à se convertir à l’islam en France, « selon les remontées que nous font les responsables associatifs musulmans », signale Didier Leschi, chef du bureau des cultes au ministère de l’Intérieur. Soit 3 600 convertis par an environ.

 

Entre 30 000 et 70 000 convertis à l’islam en France

Combien sont-ils aujourd’hui en estimation cumulée ? Difficile à dire, mais des chiffres circulent. Évaluation basse : 30 000. Haute : 70 000. « Il y a toujours eu des conversions à l’islam, » rappelle Didier Leschi.

Il y a vingt ans, en effet, la grosse majorité des convertis français issus de la culture judéo-chrétienne passaient par le soufisme, au terme d’une quête spirituelle dans le sillage notamment d’un René Guénon, qui a joué un rôle spirituel très important dans les conversions à l’islam après-guerre.

Aujourd’hui, les convertis découvrent de plus en plus l’islam dans le cadre d’une proximité vécue avec celui des banlieues. Et, contrairement à Jean « Abd Al Wadoud » Gouraud, plutôt dans la lignée des convertis de la première génération, un nombre croissant optent pour un islam de Ahlou sounna wal jamaa.

 

Conversion de proximité

La conversion de proximité : un phénomène déjà décrit par la sociologue Fatiha Ajbli, membre de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), auteur d’un mémoire de DEA sur la conversion dans le Nord, département où certains jeunes non musulmans côtoient l’islam au quotidien à l’école.

Un phénomène que constate aussi Éric « Younès » Geoffroy, islamologue à l’université Marc-Bloch de Strasbourg. Lui s’est converti en 1984 via le soufisme (que nous regrettons ! NdR), après une quête spirituelle « de longue haleine » le faisant passer par le catholicisme – sa religion d’origine –, la pratique zen, le bouddhisme, le christianisme orthodoxe, puis l’islam.

« Jusqu’à il y a une quinzaine d’années, la plupart des conversions étaient comparables à la mienne et passaient par un intérêt spirituel, explique l’universitaire alsacien. Ce qui est nouveau, ce sont les conversions de proximité, dans les cités, où des jeunes Européens, pas toujours “français” d’origine, côtoient des musulmans. Ce sont des conversions plus simples que la mienne. »

Loïc Le Pape, doctorant à l’École des hautes études en sciences sociales de Marseille, a étudié certains cas de conversions à l’islam, sur les secteurs de Strasbourg et Marseille.

Il distingue pour sa part trois types de convertis aujourd’hui : « Un tiers sont des convertis mystiques à l’issue d’une quête spirituelle, un tiers le sont par proximité avec des musulmans, notamment dans les banlieues, et un autre tiers sont des convertis par le mariage avec un conjoint musulman », constate-t-il. Car même si un musulman peut se marier avec une adepte d’une autre religion monothéiste, une musulmane doit épouser un coreligionnaire.

 

Des sportifs convertis à l’islam

Franck Ribéry. À 23 ans, le footballeur professionnel du club de Bayern de Munich est membre de l’équipe de France. Il a grandi à Boulogne-sur-Mer, où certains de ses copains étaient musulmans. Issu d’une famille modeste et marié avec Wahiba, d’origine algérienne. Il s’est converti durant son adolescence et prie sur les terrains avant les matchs. « Cette religion, c’est moi qui l’ai choisie. C’est aussi elle qui me donne de la force », a-t-il expliqué au mois de juin dans Paris Match.

Nicolas Anelka. À 27 ans, le footballeur joue actuellement en Angleterre. Il a grandi à Trappes, en région parisienne. Ses parents sont venus de Martinique et travaillaient pour l’éducation nationale. Il se serait converti vers 16 ans, alors qu’il était stagiaire au PSG. Il ne parle pas ou peu de religion dans ses interviews, sauf dans un entretien dans L’Équipe magazine, en avril 2005 : « Je vis ma religion sereinement, sans prosélytisme. »

Philippe Troussier. L’ex-footballeur professionnel de 51 ans a entraîné notamment le Nigeria et l’Olympique de Marseille. Il vit au Maroc depuis une dizaine d’années, et s’est converti au printemps, avec sa femme. Il a expliqué dans L’Équipe magazine du 8 avril 2006 que sa conversion correspondait à un « long cheminement ». Par ailleurs, d’après lui, sa conversion va lui permettre de faire des trois petites filles qu’il a adoptées au Maroc ses héritières, tout en les élevant dans leur culture.

Tariq Abdul-Wahad (ex-Olivier Saint-Jean). Le basketteur de 31 ans est le premier Français à avoir joué en NBA, en 1997. Il est né à Maisons-Alfort, en banlieue parisienne, de parents venus de Guyane. Il s’est converti en 1997, aux États-Unis, où il jouait pour l’université de San Jose et où il a rencontré un musulman dont la force de caractère et la générosité l’ont poussé à vouloir en savoir plus. Il arbore sa religion et en est fier. Il est marié avec une Française d’origine marocaine, Khadija, qui est vêtue du voile islamique ma cha Allah. Ils ont trois enfants.

 

12 preuves que Mohammed est un véritable prophète

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

 

12 preuves que Mohammed est un véritable prophète

   

Cet essai s’adresse à tous les hommes et à toutes les femmes à travers le monde.

Je demande à Dieu de faire en sorte que cet essai parvienne à toutes les oreilles, tombe sous tous les yeux, et que chaque cœur le comprenne…

Mohammed, fils d’Abdoullah, est le Prophète de Dieu et le dernier des messagers envoyés par Dieu aux habitants de la Terre.

Sachez que le messager Mohammed, fils d’Abdoullah (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) est réellement et véritablement le Messager de Dieu ; les preuves qui le démontrent sont nombreuses. Seuls un ignorant ou un orgueilleux pourraient nier ces preuves.

Parmi ces preuves, citons à titre d’exemples :

1.            Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) était un illettré qui ne savait ni lire ni écrire, et qui l’est demeuré jusqu’à sa mort. Parmi son peuple, il était connu pour être véridique et digne de confiance. Avant de recevoir la révélation pour la première fois, il n’avait aucune connaissance des religions ou des messages qui avaient été révélés à certains peuples. Il passa ainsi les quarante premières années de sa vie. C’est alors qu’il commença à recevoir la révélation ; Dieu lui révéla le Coran tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ce Coran contenait plusieurs des récits qui se trouvaient également dans les écritures révélées avant lui, les rapportant dans les moindres détails, à la manière d’un témoin qui rapporte ce qu’il a vu. Ils étaient relatés précisément de la même manière que les récits qui se trouvaient dans la Torah, envoyée à Moïse, et dans l’Évangile, envoyée à Jésus. Ni les juifs ni les chrétiens ne purent le démentir ; ils savaient que tout ce qu’il contenait était vrai.

2.            Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a prédit tout ce qui allait arriver, à lui et à sa communauté, après sa mort : les victoires qu’ils allaient remporter, la suppression des royaumes dictatoriaux des rois zoroastriens de Perse et de César, et l’implantation de l’islam à travers le monde. Tous ces événements sont survenus exactement comme Mohammed l’avait prédit ; c’était comme s’il avait lu le futur dans un livre ouvert.

3.            Le Coran révélé à Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui), en arabe, est un summum d’éloquence et de clarté. Dieu, dans le Coran, a mis les Arabes de l’époque (qui étaient connus pour être très éloquents et pour très bien manier la langue arabe, et qui avaient tenté, au départ, de démentir le Coran) au défi de produire ne serait-ce qu’une seule sourate semblable à celles du Coran. Ils n’y parvinrent jamais.
Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a jamais osé prétendre avoir composé des versets équivalant – ou même approchant – en ordre, en grâce, en beauté et en magnificence ceux du glorieux Coran.

4.            La biographie de ce noble prophète est un exemple parfait d’honnêteté, de clémence, de compassion, de vérité, de courage, de générosité, loin de tout écart de langage ou de mauvais caractère, et un exemple d’ascétisme et d’efforts faits dans l’unique but de recevoir la récompense de Dieu et de l’au-delà. De plus, dans toutes ses actions et dans ses relations avec les gens, il se rappelait et craignait toujours Dieu.

5.            Dieu a insufflé beaucoup d’amour pour Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) dans le cœur des croyants et de tous ceux qui l’ont rencontré. Cet amour était si fort que n’importe lequel de ses compagnons aurait volontairement sacrifié sa vie, sa mère ou son père pour lui. Jusqu’à nos jours, ceux qui croient à Mohammed l’honorent et l’aiment plus que tout. Ne serait-ce que pour le voir un court instant, ceux qui croient en lui donneraient en rançon leur propre famille et tous leurs biens.

6.            Dans toute l’histoire, aucune biographie n’a été préservée avec autant de souci que celle de Mohammed, qui a été l’homme le plus influent de l’histoire. Et la terre entière n’a pas connu une autre personne à laquelle les gens pensent chaque jour, matin et soir, de même que tout au long de la journée. Chaque fois que les croyants mentionnent le nom de Mohammed, ils le saluent et demandent à Dieu de le bénir. Ils le font de bon cœur et par amour sincère pour lui.

7.            Et il n’y a jamais eu un homme sur terre dont le mode de vie est toujours, quatorze siècles plus tard, imité par ceux qui croient en lui. Ceux qui croient à Mohammed dorment de la façon qu’il dormait ; se purifient (en faisant des ablutions et des toilettes rituelles) de la façon qu’il se purifiait ; et ils imitent sa façon de manger, de boire et de se vêtir. En fait, ceux qui croient à Mohammed appliquent ses enseignements et suivent le chemin qu’il a tracé tout au cours de son existence sur terre dans tous les aspects de leur vie. Les croyants de chaque génération, depuis son époque jusqu’à nos jours, ont strictement adhéré à ses enseignements. Pour certains, cela va jusqu’à vouloir suivre le Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) dans ses choix personnels auxquels Dieu n’a pas demandé aux croyants de se conformer. Par exemple, certains ne mangeront que les aliments ou ne porteront que le genre de vêtements que le Messager aimait. Sans parler du fait que ceux qui croient en lui répètent les louanges à Dieu, les prières spéciales et les invocations qu’il disait avant ou durant chacune de ses actions, jour et nuit, comme : ce qu’il disait quand il rencontrait des gens, en entrant dans une maison et en en sortant, en entrant dans une mosquée et en en sortant, en entrant dans une salle de bain et en en sortant, au moment où il s’apprêtait à dormir et au moment où il se réveillait, quand il remarquait un nouveau croissant de lune ou de nouveaux fruits sur un arbre, avant de manger, de boire, de s’habiller, de monter à chameau ou à cheval, au moment de voyager et au retour du voyage, etc. Et sans parler du fait que ceux qui croient en lui accomplissent à la lettre – jusque dans les moindres détails – chaque acte d’adoration – comme la prière, le jeûne, la charité et le pèlerinage – de la façon que le noble Messager (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) leur a appris et qu’il accomplissait lui-même. Tout cela permet à ceux qui croient en lui de calquer leur vie sur la sienne comme s’il était là, devant eux, et qu’ils n’avaient qu’à suivre son exemple.

8.            Jamais il n’y a eu, et jamais il n’y aura de par le monde un homme qui a été ou qui sera si aimé, si respecté, si honoré et si obéi dans tous les détails, qu’ils soient infimes ou majeurs, que ne l’a été ce noble prophète.

9.            Depuis son époque, dans toutes les régions de la terre et à chaque ère, l’exemple de ce noble Prophète a été suivi par des individus de toutes races, couleurs et nationalités. Parmi ceux qui ont suivi ses traces, plusieurs avaient été chrétiens, juifs, païens, idolâtres ou athées, et beaucoup étaient connus pour leur sens du jugement, leur sagesse, leur esprit d’analyse et leur sérieux. Ils ont choisi de suivre les traces du noble Prophète après avoir constaté les signes de sa véracité et avoir été témoins de ses miracles, et non pas parce qu’ils y avaient été forcés ou parce qu’ils souhaitaient suivre le mode de vie de leurs parents. Plusieurs des fidèles de ce Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) ont choisi de le suivre au moment où l’islam était encore faible, au moment où les musulmans étaient peu nombreux et souffraient de cruelles persécutions. Ils ne l’ont point fait dans le but d’obtenir quelques gains matériels, car la plupart d’entre eux ont enduré les pires formes d’afflictions et de persécution à cause de leur choix. Et en dépit de tous ces maux et de toutes ces persécutions, ils n’ont pas abandonné l’islam. Tous ces signes indiquent clairement à quiconque jouissant de sa raison, que ce Prophète était véritablement le messager de Dieu et qu’il n’était pas qu’un homme prétendant être prophète ou parlant de Dieu sans en avoir une connaissance claire.

10.        Mohammed a été envoyé avec une religion dont les fondements de foi et les pratiques cultuelles sont hors du commun. Mohammed a décrit Dieu en lui attribuant des qualités d’absolue perfection et d’une façon qui ne lui assigne aucune défectuosité. Ni les philosophes ni les savants n’auraient pu décrire Dieu de cette manière. Il est impossible d’imaginer qu’un esprit humain puisse concevoir de lui-même un être possédant une capacité, des connaissances et une grandeur si infinies ; un Être qui a assujetti la création, qui a le pouvoir sur tout ce que l’univers renferme, aussi infime ou gigantesque soit-il, et qui possède une si parfaite miséricorde. Et il n’est pas dans les capacités d’un être humain d’établir une loi parfaite basée sur la justice, l’égalité, la clémence et l’objectivité qui s’applique à toutes les sphères de la vie sur terre – comme le commerce, le mariage et le divorce, la location, le témoignage, la garde des enfants, et tous les autres contrats qui sont nécessaires au maintien et à la bonne gestion de la vie et de la civilisation sur terre.

11.        Nul être humain n’a la capacité de concevoir de lui-même une sagesse, une moralité, des bonnes manières et de la noblesse de caractère telles que celles que nous a transmises cet honorable Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui). Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a propagé un enseignement complet relatif aux bonnes manières envers les père et mère, les parents, les amis, l’humanité en général, les animaux, les plantes, et même les objets inanimés. Il est impossible à l’esprit humain d’acquérir la connaissance, par lui-même, de tous ces enseignements ou d’élaborer un enseignement semblable. Tout cela indique de façon non équivoque que ce Messager n’a pas tenté d’expliquer cette religion de son propre chef, mais qu’il s’agissait plutôt d’un enseignement lui ayant été inspiré par Celui qui a créé la terre et les cieux, et qui a créé notre univers et lui a donné cette miraculeuse architecture et perfection.

12.        Les composantes de la croyance et du culte de l’Islam avec lequel le Messager Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a été envoyé rappellent l’architecture sur laquelle reposent les cieux et la terre. Tout cela indique que Celui qui a créé les cieux et la terre est Celui qui nous a envoyé cette loi et cette religion de droiture. Tout comme la création des cieux et de la terre est inimitable à tous points de vue, la loi divine avec laquelle Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a été envoyé est également inimitable. De la même manière que l’humanité est incapable de créer un univers comme celui que nous connaissons, elle est également incapable d’élaborer une loi semblable à celle de Dieu, avec laquelle Il a envoyé Son serviteur et messager Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui).

 

 

Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

www.islamhouse.com

 

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Le Message de l’Islam

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

Le Message de l’Islam

رسالة الإسلام

 

L’Islam : religion de tous les prophètes

 

Il convient de savoir ce que signifie le mot « Islam ». L’Islam n’est pas dérivé du nom d’une personne comme dans le cas du christianisme qui tire son nom de Jésus-Christ, du bouddhisme d’après Gotama Buddha, du confucianisme d’après Confucius, ou du marxisme d’après Karl Marx. L’Islam n’est pas non plus nommé d’après une tribu comme le judaïsme qui tire son origine de la tribu de Juda ou de l’hindouisme d’après les Hindous. L’Islam est la religion véridique du Dieu Tout-Puissant (en arabe : Allah), et en tant que tel, son nom (l’Islam) représente le principe même de la religion de Dieu : la totale soumission à la volonté de Dieu.

 

Le mot arabe « Islam »  signifie soumission ou reddition de sa volonté au Seul et Unique Dieu digne de culte. Et quiconque se soumet à la volonté de Dieu est appelé « musulman » (« soumis » en arabe). Le mot « Islam » en arabe possède également le sens de « paix », qui est la conséquence normale de la soumission totale à la volonté de Dieu. Ainsi, l’islam n’est pas une nouvelle religion apportée au septième siècle en Arabie par le prophète Muhammad (paix et bénédiction sur lui), mais seulement la vraie religion de Dieu sous sa forme finale. L’Islam est la religion qui a été transmise à Adam, premier homme et premier prophète de Dieu, et ce fut la religion de tous les prophètes envoyés par Dieu à l’humanité. Le nom de la religion -Islam – n’a pas été décidé par des générations postérieures à son avènement. Il a été choisi par Dieu lui-même et clairement mentionné dans Sa révélation finale destinée aux hommes. Dans cette révélation divine, le Coran, Dieu Tout-Puissant énonce ce qui suit :

 

 

( Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréée, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants.) (Coran : chapitre 3, verset 85)

 

(Abraham n’était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (musulman). Et il n’était point du nombre des polythéistes.) (Coran : chapitre 3, verset 67)

 

Nulle part dans la Bible vous trouverez Dieu dire aux disciples de Moïse (paix et bénédiction sur lui)  ou à leurs descendants que leur religion est le judaïsme, ni à ceux qui ont suivi le Christ que leur religion est le christianisme. Quant à la religion de ces deux nobles prophètes, elle est définie par ce qu’ils ont enseigné à leurs disciples. Comme tous les prophètes avant eux, ils ont appelé leur peuple à se soumettre à la volonté du Dieu Tout-Puissant (qui est la signification de l’Islam) ; et les ont mis en garde contre les fausses divinités.

                                               Le Message de l’Islam

 

La soumission à la volonté de Dieu représente l’essence du culte, le message de base de la religion divine de Dieu, l’Islam, est l’adoration exclusive de Dieu, et le rejet de tout culte voué à autre que Lui, que ce soit une personne, un lieu ou autres. Toute chose en dehors de Dieu, le Créateur, est Sa création ; donc, on peut affirmer que l’Islam, en substance, appelle l’homme à rejeter tout culte de la création et l’invite à adorer son Créateur exclusivement.

 

 

Dieu est le Seul digne d’adoration et c’est par Sa Volonté seulement que les prières sont exaucées. Les prières vouées par adoration à Jésus (paix et bénédiction sur lui), à Buddha, à Krishna, ou même à Muhammad (paix et bénédiction sur lui), ne sont pas exaucées par ceux-ci, car attribuer le bien et repousser le mal font partie des attributions de Dieu Seul. D’autre part, Jésus n’a jamais incité ses disciples à l’adorer, mais plutôt à adorer Dieu l’Unique sans associés, comme le Coran l’énonce :

 

 

((Rappelle-leur) le moment où Allah dira : « Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : « Prenez-moi, ainsi que ma mère, comme divinités en dehors d’Allah ? » Il dira : « Gloire et pureté à Toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire ! Si je l’avais dit, Tu l’aurais su, certes. Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand Connaisseur de tout ce qui est inconnu)  (Sourate 5, v. 116).

 

Il est à noter que le message de base de l’Islam est que Dieu est distinct et différent de Sa création. Dieu Tout-Puissant n’est pas Sa création ou une partie d’elle. Sa création n’est pas non plus Lui ou une partie de Lui. Ceci pourrait sembler évident, mais le culte de la création au lieu du Créateur par l’homme est largement dû à l’ignorance de ce concept de base.

 

La croyance erronée que l’essence de Dieu est partout dans sa création, ou que son Être est présent dans quelques aspects de sa création, sert de justification du culte de la création. Un tel culte peut s’appeler le culte de Dieu à travers Sa création. Cependant, le message de l’Islam, commun à tous les prophètes de Dieu, est d’adorer Dieu Seul, et d’éviter tout culte voué à sa création, de façon directe ou indirecte. Dans le Coran, Dieu Tout-Puissant dit clairement :

 

 

(Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Dieu et écartez-vous du Taghout (faux dieux)») (Sourate 16, v. 36)

 

Lorsque l’on demande à une personne pourquoi se prosterne-t-elle devant des idoles créées par les hommes ? La réponse inchangée est qu’elle n’adore pas réellement l’image en pierre, mais Dieu qui est présent dans cette idole. En effet, ils affirment que l’idole en pierre est seulement un point focal pour l’essence de Dieu et n’est pas Dieu en soi !

Celui qui accepte le concept de la présence de Dieu dans sa création de quelque façon que ce soit, se voit contraint d’accepter cet argument d’idolâtrie. Néanmoins, celui qui comprend le message de base de l’Islam et ses implications ne cédera jamais à l’argument d’idolâtrie, quelle que soit la façon avec laquelle il est présenté ou rationalisé.

 

Ceux qui se sont eux-mêmes proclamés être une divinité, durant les siècles précédents, ont souvent basé leurs proclamations sur la croyance erronée que Dieu est présent en l’homme. Ils ont simplement dû affirmer que bien que Dieu (selon leur fausse croyance) soit en chacun de nous, il est plus présent en eux que dans le reste des gens. Par conséquent, ils ont proclamé que nous devrions soumettre notre volonté à eux et les adorer, car ils sont Dieu incarné en leur personne ou Dieu « concentré » en leur personne. De même, ceux qui ont attesté la divinité de certaines personnes après que celles-ci soient décédées, ont trouvé un terrain fertile pour semer cette fausse croyance chez les gens qui acceptaient l’idée de la présence de Dieu en l’homme.

 

Cependant, celui qui a saisi le message de base de l’Islam et ses implications ne pourra jamais accepter l’idée d’adorer un autre être humain quelles que soient les circonstances. La religion de Dieu est essentiellement un appel clair au culte du Créateur et le rejet de l’adoration de la création sous n’importe quelle forme. C’est la signification de la devise de l’Islam : « Lâ ilâha illal-lâhou » (il n’y a pas de divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu). Celui qui prononce cette formule entre aussitôt au sein de l’Islam et la croyance sincère en ce credo garantit le Paradis. Ainsi, il a été rapporté, que le dernier prophète de l’Islam a dit : « Celui qui dit : il n’y a pas de divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu et meurt en soutenant (cette croyance) entrera au Paradis. » (Rapporté par Al-Boukhâry et Mouslim).

 

 

Comment devenir musulman ?

 

Ce qui suit est destiné à corriger certaines fausses idées répandues parmi ceux qui ont le désir de devenir musulman, selon lesquelles il faudrait faire, entre autres, une déclaration de conversion en présence d’un ou plusieurs Imams ou Cheikhs, ou bien même d’un juge, et que ce choix devrait être confirmé et validé par l’obtention d’un certificat officiel des autorités.

 

En fait, il est primordial de corriger cette mauvaise compréhension, car aucune des conditions citées ci-dessus n’est obligatoire pour devenir musulman. Dieu le Très-Haut, Le Savant, connaît parfaitement le secret des cœurs. […]

 

Une personne qui désire sincèrement devenir musulmane doit avoir la conviction que l’Islam est effectivement la vraie religion révélée par Dieu Le Très Haut, au Prophète Mohammed (paix et bénédiction sur lui), pour l’humanité toute entière. Cette personne doit prononcer en comprenant le sens de l’attestation de Foi qui consiste à dire :

« Ach’hadou Allâ Ilâha Illa Allâh wa Ach’hadou Anna Mouhammadane Rassoûlou Llâh »  et dont le sens en français est : « Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’adoration sauf Dieu et que Mohammed est Son Messager »

 

Le Prophète Mohammed (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Les fondements de l’Islam sont au nombre de cinq : l’attestation qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration sauf Dieu et que Mohammed est Son Messager, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la Zakât (l’impôt sur les richesses au profit des pauvres et des nécessiteux), le jeûne du mois de Ramadan et le Pèlerinage à La Mecque ».

 

La prononciation [par la langue] seule de la déclaration de Foi ne peut suffire pour vraiment être musulman, elle réclame l’adhésion du cœur avec la sincérité, la connaissance de ce qu’elle implique, la certitude, et en éprouvant de l’amour pour ce qu’elle proclame. De plus, elle doit être confirmée par l’application des actes enseignés dans le Coran et la Sounna du Prophète Mohammed.

 

 

La signification de la déclaration de Foi  (La Chahada)

 

« Ach’hadou Allâ Ilâha Illa Allâh »

  Son sens est d’avoir la certitude qu’il est obligatoire de rejeter toute forme d’adoration attribuée à autre que Dieu, et d’avoir la certitude que Dieu est le Seul qui doit être adoré, car c’est Lui Le Très-Haut, Le Seul et Unique, Le Créateur, Le Seigneur, Le Maître de l’univers et du Jour du jugement, c’est Lui qui donne la vie et c’est Lui qui donne la mort, l’être humain doit donc L’adorer exclusivement.

 

« Ach’hadou Anna Mouhammadan Rassoûlou Llâh »

  C’est le témoignage avec connaissance et certitude que le Prophète Mohammed est le Messager de Dieu et qu’il est obligatoire et nécessaire de le suivre conformément à ce que Dieu le Très Haut nous a ordonné, en nous référant au Coran et à la Sunna (tradition du Prophète).

 

Après la Chahada le nouveau musulman doit se laver complètement le corps pour se purifier des souillures de son époque d’impiété. Après cela, il devra s’appliquer à apprendre et pratiquer ce que Dieu Le Très Haut a prescrit dans le Coran et dans la Sunna du Prophète Mohammed (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Dieu Le Très-Haut dit

 

 

« Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc quiconque mécroit au Rebelle, tandis qu’il croit en Dieu, a saisi l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Dieu entend tout et est Omniscient. » (Sourate 2, v.256)

 

 

Nous demandons au Très Haut de nous guider, d’ouvrir nos cœurs et nos esprits pour accepter la vérité telle qu’elle est. Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur le Prophète Mohammed sur sa famille et sur ses Compagnons.

 

Compilation réalisée par islamhouse.

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

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L’Islam et le racisme

L’Islam et le racisme

 

Le nègre représente l’homme naturel dans toute sa barbarie et son absence de discipline. Pour le comprendre, nous devons abandonner toutes nos façons de voir européennes. Nous ne devons penser ni à un Dieu personnel ni à une loi morale ; nous devons faire abstraction de tout esprit de respect et de moralité, de tout ce qui s’appelle sentiment, si nous voulons saisir sa nature… on ne peut rien trouver dans son caractère qui s’accorde à l’humain.” George W. F. Hegel : La raison dans l’histoire. Introduction à la philosophie de l’histoire, Paris, Éd.10/18, 1965, p. 234 et 251.

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

La Législation musulmane prône l’égalité entre ses adeptes dans la plupart des domaines. Il ne sert à rien de mettre en avant sa lignée pour la personne qui n’est pas pieuse, car le critère de distinction entre les hommes est basé sur la piété comme le formule le verset suivant : (Ô vous les hommes ! Nous vous avons créé à partir d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons partagé en peuples et en tribus afin que vous vous connaissiez. Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah, c’est le plus pieux ).[1] Abû Dhar (t) relate qu’il dénigra la mère d’un homme lors d’un échange de propos. Vexé, l’homme alla se plaindre au Prophète (r) et lorsque ce dernier eut l’occasion de rencontrer le coupable, il le blâma en ces termes : « Abû Dhar ! Tu es un homme qui a un comportement de l’ère païenne. »[2] Certaines versions précisent que l’homme en question était Bilâl l’abyssin et qu’Abû Dhar lui lança : « Hé fils d’une Noire ! »[3] Dans un autre Hadith, le Prophète (r) soutint à Abû Dhar : « Sache qu’un blanc ne peut être mieux qu’un noir si ce n’est par la piété. » [4] Il faut savoir que Bilal (t), le Muezzin du Prophète (r) fut un esclave affranchi par Abû Bakr. Pourtant, ‘Omar le deuxième Khalife se plaisait à dire : « Abû Bakr notre maître a affranchi Bilâl notre maître. »[5] Certaines annales rapportent également que le Prophète (r) maria Bilâl a une fille des Banû Bukaïr.[6]

 

Selon Abû Nadhra, le Messager d’Allah (r) déclara lors du sermon au cours du Pèlerinage d’Adieu à Mina (pendant les trois derniers jours du pèlerinage) : « Ô gens ! Vous avez un seul Dieu et vous venez d’un seul père ! Il n’y a pas de différence entre un arabe et un non arabe ni entre un blanc et un noir si ce n’est par la piété. »[7] Selon Abû Huraïra (t), le Messager d’Allah (r) a dit : « Allah vous a abrogé la fierté de l’ère païenne et l’honneur des ancêtres. Il existe désormais deux catégories d’hommes : un croyant pieux et un pervers malheureux. Vous êtes les fils d’Adam et Adam est de terre. »[8] Toujours selon Abû Huraïra, on demanda au Messager d’Allah : « Quel est le plus honorable des hommes ?

-          Le plus pieux d’entre eux répondit-il.

-         Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons.

-         C’est Yûsouf, qui est un prophète d’Allah, fils d’un prophète d’Allah, qui lui-même est le fils d’un prophète d’Allah.

-         Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons.

-         Vous m’interrogez alors sur les minerais arabes ? [Les hommes sont comme les minerais d’or et d’argent,] les meilleurs d’entre vous à l’époque païenne sont les meilleurs d’entre vous dans l’Islam s’ils comprennent leur religion. »[9]

 

Le Hadith précédent nous informe qu’il existe une hiérarchie entre les hommes. Dans un autre Propos prophétique, Allah nous apprend qu’il élit certains hommes selon une sagesse infinie qu’Il est le Seul à pénétrer.[10] C’est pourquoi, les Arabes dont le sceau des Prophètes est issu, étaient prédisposés à recevoir le dernier message envoyé à l’humanité, bien que cette particularité ne leur offre aucune prérogative en dehors de celles que nous allons évoquer.[11] Or, il incombe ici de développer cette question plus en détail. Nous disons donc :

 

Selon le Hadith, quiconque n’est pas empressé à faire des bonnes œuvres ne doit pas mettre en avant sa lignée.[12] C’est pourquoi Allah ne fait jamais les éloges d’une personne en fonction de sa lignée ou de son affiliation à un prophète. Néanmoins, les hommes se distinguent dans le Coran par leur foi et leurs bonnes œuvres.[13]

L’Islam interdit formellement de se vanter de sa lignée même si celle-ci est effectivement plus noble qu’une autre. En outre, il préconise la modestie.[14]

Il incombe aux musulmans d’être comme un seul corps et de ne pas se laisser affaiblir par les divisions qui sont le propre du paganisme.[15]

Il est tout à fait légitime de s’intéresser à son arbre généalogique surtout dans la mesure où cela permet de rendre certains droits liés à l’héritage, les liens de sang, le prix du sang, le mariage consanguin, etc.[16] 

Des individus comme Abû Lahab, l’oncle du Prophète (r) jouissent de la meilleure lignée arabe ; cela n’empêche pas au Coran de les condamner.[17]

De nombreux convertis non arabes dépassent en mérite la plupart des Arabes musulmans comme ce fut le cas pour leurs voisins les Perses qui engendrèrent l’élite des savants musulmans avec à leur tête Salmân el Fârisî. Nous pouvons compter dès la deuxième époque dans le domaine du savoir, des personnages clefs descendants de l’empire sassanide comme el Hasan el Basrî, ibn Sirîn, ‘Ikrima ; etc.[18]

l’Islam ne fait aucune discrimination raciale comme le souligne ibn Taïmiya en disant : « Si tu t’imprègnes de ce qu’était réellement la Tradition prophétique, tu te rendras compte que le Messager (r) n’a jamais fait de distinction entre un arabe et un non arabe (…) il n’a jamais privilégié les arabes dans la religion, ni en ce qui concerne le tribut, ni en ce qui concerne la captivité. Il ne les a jamais favorisés dans les traités de paix, il n’a jamais décrété qu’un non arabe n’était pas du même rang qu’un arabe au niveau du mariage, et il ne leur a jamais permis de jouir d’une chose indépendamment des autres. Il fondait cependant ses jugements sur les hommes en fonction des noms que le Coran leur donne comme : croyant/mécréant, vertueux/pervers. »[19]

 

Le message de Mohammed (r) s’adresse à l’humanité entière. C’est pourquoi, il n’offre aucun statut particulier (dans l’ensemble) aux Arabes pourtant considérés par la majorité des savants comme le meilleur des peuples. L’Islam est la religion de la justice, principe par lequel sont maintenus les cieux et la terre. Cela ne consiste pas à mettre au même niveau des choses qui sont complètement différentes.[20] Les deux seuls statuts particuliers aux Arabes que l’on peut recenser concernent Quraïsh qui représente l’élite des tribus arabes et le clan des Banû Hâshim. Le Khalifat est en effet réservé à la descendance Quraïshite et les Banû Hâshim ne doivent pas recevoir l’Aumône (la Zakat) ; les seuls dons qu’ils peuvent recevoir proviennent uniquement du cinquième des butins de guerres.[21]

Avec l’expansion des frontières musulmanes, la notion d’arabe a énormément évolué. Avant l’Islam, les tribus arabes[22] étaient confinées dans la péninsule arabique qui s’étend du golf persique à la mer Rouge d’est en ouest et de l’extrémité du Yémen au sud aux frontières du Shâm au nord. Par la suite, les frontières se sont étendues sur les anciennes terres byzantines, sassanides, berbères, etc. elles englobèrent les côtes du Moyen-Orient actuel et l’Arménie au nord et jusqu’aux extrémités de l’orient et de l’occident. Elles se divisèrent très vite en deux grands ensembles :

-          des régions où la langue arabe –qui perdait de sa pureté au contact des autres civilisations – fut dominante à tel point que la plupart de ses habitants ne connaissaient quasiment pas d’autres langues (Iraq, Shâm, Égypte, Andalousie, etc. et probablement les régions perses et du Khurasân au début).

-          Des régions où régnait la langue locale comme chez les Turcs (Turkménistan actuel), au Khurasân, en Arménie, et en Azerbaïdjan.

 

Ainsi, le monde musulman se divisa en trois catégories : il y avait les Arabes d’origine, les Arabes d’adoption, et les non arabes. Les Arabes d’origine se divisaient eux-mêmes en trois catégories : ceux qui ne délaissèrent ni leur langue ni leur terre natale (ou qui délaissèrent l’une des deux) ; des grandes lignées arabes qui délaissèrent leur langue et leur terre natale ; et des Arabes dont on ne connaît pas vraiment l’origine comme dans la plupart des cas aujourd’hui. Les arabophones se divisaient également en trois catégories : il y a avait ceux qui parlaient couramment l’arabe et sans accent, ceux qui parlaient couramment l’arabe avec un accent, car elle était pour eux une deuxième langue comme ce fut le cas pour la plupart des savants, et ceux qui ne parlaient pas l’arabe couramment. Ainsi, il suffit désormais de parler arabe ou/et d’être né dans un pays arabe pour prétendre être un arabe selon une certaine tendance[23].[24] La langue arabe, qui est la langue du Coran, est quoi qu’il en soit, capitale pour tous les musulmans.[25]

 

L’Islam, la religion universelle par excellence ne connaît ni frontière ni nationalité. Or, force est de constater qu’à notre époque, la lumière de la Révélation s’est estompée dans les cœurs de bon nombre de ses adeptes. Des réflexes de l’ère païenne refont surface. De nouveaux fléaux polluent les relations entre les musulmans. Les symptômes se manifestent à travers la xénophobie ou dans une moindre mesure le nationalisme. Sans entrer dans des détails géopolitiques, le nationalisme arabe dont le parti Baas est l’une des manifestations les plus significatives, fait rage. Arme de choix contre l’Empire ottoman en déclin, le mouvement vu le jour à la fin du 19ème siècle. Il fallait monter les Arabes contre les Turcs et diviser les rangs des musulmans. L’idée ainsi concoctée par les Occidentaux, fut emmenée dans les valises des évangélistes à une époque où la propagande battait son plein en terre syrienne. Par la suite, le mouvement prit du terrain en Iraq et au Liban ; pays que la Syrie rallia à sa cause. Le premier colloque fut tenu à Paris en 1910 de l’ère chrétienne.[26] Zaki Arsouzi (1898-1968) et Michel Aflaq (1910-1989) sont les leaders historiques du parti Baas. Il est l’œuvre de minorités (Aflaq est un descendant de la grande bourgeoisie chrétienne de Damas, Arsouzi était alaouite) qui ont toujours été en marge de la masse sunnite et qui n’avaient jamais accédé au pouvoir. En Irak, le parti Baas a recruté la majorité de ses adeptes parmi les Arabes chrétiens et les sunnites de la région de Takrit, au nord de Bagdad. En arabe, le terme Baas a deux sens : résurrection ou renaissance, selon le contexte. Le programme du Baas, établi lors de son premier congrès en 1947, fut de définir la nation arabe, du Taurus au Hedjaz, jusqu’au Maroc, et de faire son unité sur une base culturelle et linguistique, non confessionnelle, voire laïque, à la manière dont la Prusse avait fait l’unité allemande. À cet égard, la filiation fichtéenne est très nette : les fondateurs du Baas connaissaient les Discours à la nation allemande de Fichte. Ils firent le choix du socialisme ; pour Aflaq (le maître à penser de Saddam Hussain[27]) et Salah al-Din Bitar, « le socialisme représentait le moyen technique d’organiser la société arabe ».[28]

 

Bref, le parti Baas a ses limites, ses heures de gloire sont derrière lui. Comme le dit si bien ‘Omar ibn el Khattâb : « Nous étions le peuple le plus vil et Allah nous a donné la gloire avec l’Islam. Mais si nous cherchons la gloire avec autre chose que l’Islam, Il va nous ramener comme nous étions. »[29] Si l’Histoire donne des leçons, celles-ci furent particulièrement révélatrices en 2003.

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

Traduit et adapté pour islamhouse par :

Karim ZENTICI

Relu par Abu Hamza Al-Germâny

 

  Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

www.islamhouse.com

 

L’islam à la portée de tous !          

L’islam à la portée de tous

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

 

 

J’aimerais me convertir à l’islam…

Bonjour. Je suis sur le point de me convertir à l’islam. J’aimerais savoir que doit faire une personne, homme ou femme, pour se convertir à l’islam et pour que cela soit valable. J’aimerais aussi savoir si je dois me faire circoncire. Je voudrais enfin vous dire que j’ai une certaine appréhension liée au fait que je ne connais pas grand-chose de l’islam et que je risque donc, après ma conversion, de commettre sans m’en rendre compte une erreur par manque de savoir sur les règles éthiques, morales et sociales de l’islam. Mon appréhension concerne les autres musulmans : comment vont-ils me percevoir ? Voilà une de mes craintes : d’être jugé par les musulmans et musulmanes.

 

 

 

L’islam n’est pas « la religion des Arabes »


Réponse :

 

         Avant de répondre à vos questions, je voudrais rappeler quelques points essentiels : L’islam n’est pas « la religion des Arabes ». L’islam est un message universel d’amour et de paix, une conception de l’univers et de la vie sur terre, une volonté de rechercher un accord complet avec ce que Dieu agrée (sens de « soumission », en arabe : « islam »), un ensemble de croyances, de valeurs, de principes et de règles, auquel n’importe quel être humain peut adhérer.


         Que l’on soit typé comme un Oriental ou comme un africain à la peau sombre, que l’on soit blond aux yeux bleus ou jaune aux cheveux noir de jais… Que l’on soit un bédouin du désert ou un cadre informatique travaillant dans un gratte-ciel, que l’on soit navigateur voguant sur les eaux bleues ou ouvrier gagnant sa vie à la sueur de son front et à la force de ses bras… que l’on soit d’Orient ou d’Occident… Que l’on soit né dans une famille musulmane ou que l’on choisisse de se convertir à l’islam par conviction profonde et intime, après avoir été adepte d’une autre religion ou après avoir été athée… Que l’on soit homme ou femme… Que l’on soit âgé ou jeune… L’islam accueille toutes celles et tous ceux qui choisissent de plein gré d’adhérer à son message. Et tous ces gens deviennent musulmans et musulmanes au même titre que celles et ceux qui l’étaient déjà avant eux.

 

Dieu U dit :

 

 )يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَاكُمْ مِنْ ذَكَرٍ وَأُنْثَى وَجَعَلْنَاكُمْ شُعُوبًا وَقَبَائِلَ لِتَعَارَفُوا إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِنْدَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ(


 
( Ô les hommes, nous vous avons créés à partir d’un seul homme et d’une seule femme, et nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. Dieu est omniscient, Grand Connaisseur. ) (Les appartements/13).

 

Et il dit U :

 

)وَمِنْ آَيَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُمْ مِنْ أَنْفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُمْ مَوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ  وَمِنْ آَيَاتِهِ خَلْقُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلافُ أَلْسِنَتِكُمْ وَأَلْوَانِكُمْ إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِلْعَالِمِينَ  (

 

( Et parmi Ses Signes : Il vous a créés de terre, puis vous voilà des hommes se dispersant [dans le monde]. Et parmi Ses Signes : Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses pour que vous viviez la tranquillité auprès d’elles et il a mis entre vous de l’amour et de la tendresse. Il y a en cela des signes pour ceux qui réfléchissent. Et parmi Ses Signes : la création des cieux et de la terre, et la diversité de vos langues et de vos couleurs. Il y a en cela des signes pour ceux qui savent. ) (Les romains/20-22).


Aucune contrainte ne peut être exercée sur qui que ce soit pour le convertir à l’islam. Le Coran est clair :

 

 

)لا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ(

 

(Pas de contrainte en religion : la vérité s’est distinguée de l’erreur. )

(La Génisse/256).

         Au niveau de la croyance et des grands principes (Al-Oussoul  c.-à-d. les fondements de la religion reconnus par nos pieux prédécesseurs), il n’y a pas de différences dans l’application des règles de l’islam par rapport à l’environnement dans lequel vivent les musulmans. En revanche, pour ce qui ne relève pas de ces choses-là, une adaptation de certaines règles par rapport au contexte (‘ourf) est possible.

 

La conversion d’une femme ou d’un homme à l’islam

         Il s’agirait plutôt d’une « reconversion à l’islam », puisque, comme l’a dit le Prophète (sur lui la paix), chacun et chacune naissent en étant prédisposés (fitra) à l’aspiration et à la soumission à Dieu, ce qui est le sens du mot « islam ».


         En islam, étant donné qu’il n’y a pas de clergé, il n’y a pas de représentant de Dieu sur terre au sens clérical du terme. En effet, en islam, tous les musulmans sont des représentants de Dieu sur terre sans aucune distinction si ce n’est avec la piété. De même, il n’y a pas de baptême comme c’est le cas dans le catholicisme. Pour se convertir à l’islam, il suffit d’accepter qu’« il n’y a aucune divinité digne d’être adorée en dehors de Dieu et d’accepter que Muhammad (sur lui la paix) est le dernier Messager de Dieu ». Le mieux est qu’on le fasse devant d’autres personnes, puisqu’il s’agit d’un témoignage.


         Il est bon que des musulmanes et musulmans, qui sont présents dans le lieu que l’on habite, sachent que l’on s’est reconverti à l’islam. Cela parce que les musulmans forment une grande communauté (qui n’est basée ni sur la race ni sur la couleur de la peau, mais sur l’acceptation d’une même croyance, conception du sens de la vie et sur le partage de valeurs communes), et le Prophète (sur lui la paix) a souvent rappelé qu’il faut rester attaché à la communauté (al-jamâ’ah) (ce d’autant plus qu’il n’y a pas de clergé en islam). Cela est d’ailleurs utile pour maintes occasions : en cas de décès, par exemple, les frères et sœurs pourront prendre les mesures nécessaires pour qu’on soit inhumé aux côtés de ses frères et sœurs musulmans.

 

 

Les conditions du témoignage

 

         L’acceptation des deux points mentionnés ci-dessus revient à accepter des choses plus globales, comme :


- vouloir sincèrement adorer Dieu et se soumettre à ce que Dieu veut. Il faut donc adorer Dieu sans rien lui associer et croire que nul ne mérite d’être adoré si ce n’est Dieu seul. Il faut mettre en application ses ordres et ses prescriptions selon ses possibilités.

 
- croire comme véridiques toutes les paroles de Dieu (le Coran) et tout ce que Muhammad, Son dernier Messager, a montré comme voie (ses actes, ses paroles et approbations). Ce dernier témoignage implique de croire qu’il n’y a aucune personne sur terre qui mérité d’être suivie si ce n’est le Prophète (sur la paix). Nous disons bien « suivie » et non « adorée », car l’adoration n’est vouée qu’à Dieu seul, mais il faut l’adorer comme l’a adoré notre Prophète sans rien ajouter quoi que ce soit à sa législation ou en soustraire quoi que ce soit. C’est cela le réel suivi du Prophète (sur lui la paix).


         « Croire en quelque chose », ce n’est pas seulement « savoir l’existence de cette chose », c’est « savoir et accepter de tout son cœur, sans retenue, l’existence de cette chose » et mettre en application ce que ce témoignage implique.

 
         Celui ou celle qui se convertit doit le faire sincèrement pour Dieu et non pas pour rechercher un avantage matériel ou social (quel qu’il soit). Les musulmans et musulmanes n’ont aucune possibilité ni aucun droit de dire d’une personne qu’elle s’est convertie pour obtenir un avantage social. Mais Dieu, lui, sait ce que recèlent les cœurs et il demandera des comptes à chacun et à chacune le jour du jugement.

 

Dieu dit (selon Abraham) :

 

 

)وَلا تُخْزِنِي يَوْمَ يُبْعَثُونَ# يَوْمَ لا يَنْفَعُ مَالٌ وَلا بَنُونَ# إِلا مَنْ أَتَى اللَّهَ بِقَلْبٍ سَلِيمٍ(

 

(Et ne me couvre pas d’ignominie le jour où l’on sera ressuscité # le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité # sauf celui qui se présente à Dieu avec un cœur sain. ) (Les Poètes/87-89)

 

 

         L’attestation que « Nulle divinité ne mérite d’être adorée sauf Dieu » et que « Muhammad est le Messager de Dieu », en expliquant sa signification et en montrant les conditions de cette attestation.

 

  Son sens est le suivant :

 

  « Nulle divinité ne mérite d’être adorée… » signifie : renier tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.

  « …Sauf Dieu » signifie : affirmer que l’adoration est réservée à Dieu, sans aucun associé.

 

  Quant aux conditions de cette attestation, elles sont au nombre de huit :

 

1.      La connaissance (de son sens) qui s’oppose à l’ignorance.

2.      La certitude qui s’oppose au doute.

3.      L’exclusivité du culte (la sincérité) qui s’oppose au polythéisme.

4.      La véracité qui s’oppose au mensonge.

5.      L’amour qui s’oppose à la haine.

6.      La soumission qui s’oppose au délaissement.

7.      L’acceptation qui s’oppose au rejet.

8.      Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors de Dieu.

 

 

Certains ont rassemblé ces conditions sous forme de vers :

 

 

عِلمٌ يَقِينٌ إخْلاَصٌ و صِدْقُكَ مَعْ

مَحَـبَّةٍ و انـقِيادٍ و القَبُولِ لَهَا

و زِيدَ ثَامِنُهَا الكُفْرَانُ مِنْكَ بِمَا

سِوَى الإلـَهِ مِنَ الأوْثَانِ قَدْ أُلِّهَا

 

 

 

  Savoir avec certitude, sincérité,            

 

            Amour, soumission, mais aussi véracité,

 

  L’acceptation, et huitièmement le rejet,

 

De tout ce qui, en dehors de Dieu, est adoré.

 

 

 

 

 La conversion à l’islam dans les faits

         La personne prononce la formule « Je témoigne qu’il n’y a aucune divinité méritant d’être adorée en dehors de Dieu et que Muhammad est le messager de Dieu » (En phonétique : Ach-Hadou ane lâ ilâha illa lahou wa ach-hadou anna Mouhamadane rassouloullahi). Le mieux est qu’elle le fasse devant d’autres personnes, puisqu’il s’agit d’un témoignage.

Après cela, vous êtes musulman(e) avec l’aide de Dieu…

 

L’équipe d’islamhouse vous félicite et vous souhaite tout le bonheur dans cette vie et dans l’au-delà…

 
         Il y a aussi une autre formule que l’on peut également dire et qui est extraite d’une parole du Prophète (sur lui la paix) : « Je crois en Dieu, en l’existence des anges, en les Livres de Dieu, en Ses messagers, au Jour dernier, et au Destin (que le bien et le mal ont été prédestinés par Dieu). »

 
         Il est bon d’informer des musulmans et musulmanes de sa conversion à l’islam. En effet, l’islam est une religion qui appelle à l’union.


         À partir de ce moment, on apprendra peu à peu non seulement les actes du culte, mais aussi les règles éthiques, morales et sociales que l’islam offre aux femmes et aux hommes. Cela se fera peu à peu. Il ne faut pas s’angoisser dès le premier instant, et il ne faut surtout pas croire que l’on pourra tout appliquer en peu de temps, mais l’islam est une école de la vie, elle éduque selon chaque possibilité de la personne. La personne prendra soin d’apprendre sa croyance avant toute chose puis les cinq piliers de l’islam et les mettre en pratique.

         Le jour où l’on se convertit, il est mieux de prendre un bain complet (dans certains cas cela peut également être obligatoire), et ceci pour se purifier, car l’islam efface tous les péchés commis avant la conversion, c’est une nouvelle naissance en quelque sorte. D’où le fait de se débarrasser de la pilosité qui se trouve sous les aisselles et sur le pubis (comme les musulmans et les musulmanes le font tout au long de leur vie). En effet, se débarrasser de cette pilosité est un acte de propreté en islam et un signe de la saine nature (la fitra).


         Certains organismes et instituts délivrent des « certificats d’appartenance à la religion musulmane », certificats établis devant le témoignage, par la personne, de la formule de foi. Ces certificats ne servent pas à prouver aux yeux des autres musulmans sa conversion à l’islam, mais seulement à l’accomplissement du pèlerinage à La Mecque (les autorités saoudiennes demandant souvent, pour des raisons évidentes d’administration, ce genre de certificats). Donc, il serait utile de se le procurer. En France, les grandes mosquées, comme celle de Paris le délivrent.

 

 

L’homme qui se convertit à l’islam doit-il se faire circoncire ?


         Ce qui est certain, c’est que la validité de la conversion ne repose pas sur la circoncision : même au cas où quelqu’un se serait converti, mais ne se serait ensuite pas fait circoncire, sa conversion est en-soi valable. La seule question qui se pose est de savoir si se faire circoncire est obligatoire ou pas, et si le fait de ne pas s’être fait circoncire après s’être converti constitue donc un péché ou pas. D’après les savants Ash-Shâfi’î et Ahmad, la circoncision est effectivement obligatoire, tandis que le savant Abû Hanîfa la recommande fortement (Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, p. 461 et p. 2752). Le savant Ash-Shawkânî a donné préférence à l’avis disant que ce n’est pas obligatoire (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Il y a certes un hadith du Prophète (sur lui la paix) où il a dit :

 

« Celui qui se convertit, qu’il se fasse circoncire »,

 

Mais Ash-Shawkânî a démontré qu’aucun hadith indiquant le caractère obligatoire de la circoncision n’est authentique (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Même ceux des savants qui pensent que c’est obligatoire disent qu’au cas où, à cause de l’âge, il ne serait pas bon pour quelqu’un de se faire circoncire (selon avis médical), alors il ne le fera pas (Fat’h ul-bârî, tome 10 p. 419).

 


Soyez serein !


1- Il est vrai que l’islam dit que chaque musulman et musulmane qui assiste à un acte répréhensible, doit rappeler à celui qui le commet ses devoirs vis-à-vis de Dieu. Mais le Prophète (sur lui la paix) a aussi enseigné la progressivité dans le rappel, ce qui est valable pour les musulmans en général, mais aussi et surtout pour ceux qui viennent de se convertir à l’islam. Le Prophète (sur lui la paix) avait envoyé Mou’âdh au Yémen vers la fin de sa vie, alors que la plupart des obligations et des interdictions de l’islam étaient déjà révélées. Or, il lui avait bien recommandé d’être progressif lorsqu’il informerait ceux qui se convertiraient à l’islam des obligations leur incombant :

 

« Tu vas te rendre auprès d’un peuple de Gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les invites soit l’adoration de Dieu. Lorsqu’ils connaîtront cette adoration de Dieu, informe-les que Dieu a rendu obligatoires cinq prières dans la journée et la nuit. Et lorsqu’ils feront cela, informe-les que Dieu a rendu obligatoire sur eux une aumône qui sera prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres… » (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim).

 

         Les musulmans et musulmanes doivent donc se souvenir de cet enseignement du Prophète (sur lui la paix) et ne pas vouloir tout rappeler (ce qui est fondamental/obligatoire, comme ce qui est secondaire/purement facultatif) à celui ou à celle qui vient de se convertir.


2- Et s’il s’agit de quelque chose de nécessaire qu’il faut rappeler, les musulmans et musulmanes doivent également se souvenir que le Prophète (sur lui la paix) a enseigné dans ce cas la douceur. Surtout vis-à-vis de celui ou celle qui vient d’embrasser l’islam et qui ne sait pas grand-chose de ses règles, pour qui il faut avoir beaucoup de compréhension.

 
         Justement, Mou’âwiya ibn al-Hakam raconte ainsi une expérience vécue auprès du Prophète (sur lui la paix) alors qu’il s’était converti récemment :

 

« Pendant que j’accomplissais la prière sous la direction du Prophète, quelqu’un éternua. Je dis alors : “Que Dieu te fasse miséricorde !” [Formule que l'on dit en pareille circonstance, mais pas pendant la prière]. Les gens me regardèrent alors avec étonnement. Je leur dis : « Eh bien, qu’avez-vous à me regarder ainsi ? » Ils se mirent alors à tapoter de leurs mains sur leurs cuisses. Lorsque je vis qu’ils me demandaient ainsi d’observer le silence, je me tus. Lorsque le Prophète termina sa prière… Mes parents peuvent être témoins du fait que je n’ai jamais vu quelqu’un, ni avant lui ni après lui, enseigner d’une meilleure façon que lui. Par Dieu, il ne me blâma pas, il ne me frappa pas, il ne me dit rien de mal. Il me dit :

 

« En prière, il ne convient pas qu’il y ait quelque chose relevant des paroles des gens. Cette prière n’est que proclamation de la pureté de Dieu, proclamation de la grandeur de Dieu, et récitation du Coran. »

 

 Je lui dis : « Ô Messager de Dieu, il n’y a pas longtemps que j’ai quitté l’état de non-croyance, et Dieu nous a offert l’islam récemment. Mais il y a parmi nous des gens qui se rendent auprès des devins. » Il me répondit :

 

« Eh bien, ne te rends pas auprès d’eux »… »  

(Rapporté par Mouslim, nº 537).

 

 

Un autre compagnon du Prophète (sur lui la paix) raconte :

 

 « Nous étions en train de parler de quelque chose. Il n’y avait pas longtemps que je m’étais converti à l’islam, et je dis [par habitude, pour appuyer mon propos] : « Je jure par Al-Lât et Al-’Uzzâ [deux idoles de l'Arabie préislamique] ». Les autres compagnons du Prophète présents me dirent : « Quelle horrible parole as-tu dite là ! Rends-toi auprès du Prophète et informe-le de ce que tu as dit, car nous pensons que tu es peut-être devenu incroyant. » Je me rendis auprès du Prophète et lui racontai ce qui s’était passé. Il me dit : « Dis trois fois : « Il n’y a aucune divinité en dehors de Dieu, qui est unique et n’a pas d’associé », demande trois fois à Dieu de te protéger contre le démon, souffle sur ta gauche trois fois, et ne redis plus cela. » (Rapporté par An-Nassaï, nº 3776).

 

         Le Prophète (sur lui la paix) avait compris qu’il n’avait pas fait ce serment par apostasie, mais simplement parce qu’il avait encore l’habitude de le dire et ce serment était encore ancré en lui.

 
         C’est à ce genre de fait, tout à fait prévisible et involontaire de la part de personnes qui viennent de se convertir que se rapporte, d’après le savant Ibn Hajar, cette autre parole du Prophète (sur lui la paix): « Celui qui fait un serment et a dit : ‘Je jure par Al-Lât et Al-’Uzzâ’, qu’il dise (aussitôt) : ‘Il n’y a aucune divinité en dehors de Dieu ». Et celui qui a dit : « Viens jouer à un jeu de hasard », qu’il donne une aumône. »
(rapporté par Al-Boukhârî, nº 4579, et par Mouslim, nº 1647).

 

         Les Arabes d’avant l’islam étaient friands des jeux de hasard avec mise d’argent, et si un musulman fraîchement converti disait par réflexe, sans réfléchir, à un ami : « Viens jouer à un jeu de hasard », il devra être conseillé avec douceur pour qu’il se repente et il donnera lui-même une aumône à un pauvre pour prendre de bons réflexes et de bonnes habitudes.

 

3- Enfin, il faut savoir qu’en islam, les musulmans et musulmanes rappellent, ils ne jugent pas. Dieu dit :

 

)وَذَكِّرْ فَإِنَّ الذِّكْرَى تَنْفَعُ الْمُؤْمِنِينَ(

( Et rappel, car le rappel profite aux croyants.)

(Qui éparpillent/55)

 

         Le Jugement pour les croyances et les actes se fera par Dieu, le jour du jugement. Il est vrai que, dans un pays musulman, – comme dans tous les pays du monde, des juges existent dans des tribunaux qui rendent des jugements juridiques face à une infraction constatée de la loi du pays. Mais ce n’est pas de ce jugement-là que nous parlons. Nous parlons du jugement qui consisterait à dire : « Toi tu iras au paradis ou toi tu iras en enfer ou Dieu ne te pardonnera jamais, etc. Mais ceci n’incombe pas au musulman, car ce genre de jugement est réservé à Dieu seul.

 

Recherche et traduction : Anas Lala de la réunion

Révision et rajout de quelques éclaircissements : Abu Hamza Al-Germâny


Wallâhou A’lam (Dieu sait mieux).

Que tous ceux qui se seront servis de cet article pour se convertir veuillent bien nous en faire part … 

   

   Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

www.islamhouse.com

L’islam à la portée de tous

J’aimerais me convertir à l’islam1

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

 

L’Islam : la religion universelle

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

Extraits de : el ‘Adl fî Sharî’a el Islam wa laïsa fî e-Dîmuqrâtiya el Maz’ûma de Sheïkh ‘Abd el Muhsin el ‘Abbâd.

 

Avec l’avènement de Mohammed (r), l’humanité est sortie des ténèbres dans lesquelles elle était plongée. L’apôtre d’une religion parfaite, il est l’homme par lequel le Seigneur clôt la prophétie et parachève Son Message aux terriens parmi les humains et les Djinns. Ses enseignements s’étendent à tous les recoins de la terre et jusqu’à la fin des temps. Il incombe aux musulmans de se référer et de mettre en pratique la Loi révélée au Sceau des prophètes. Ils ne doivent pas se tourner vers les différentes législations humaines qui au regard de leur caractère déficient ne sont pas en mesure de répondre à tous les problèmes que rencontrent leurs sociétés et par là même de rivaliser avec la Révélation immuable d’Allah. Avec leurs perpétuels ajustements, elles trahissent une imperfection manifeste.

 

La Loi musulmane est juste et elle prône le summum de la justice ; tout ce qu’elle interdit est nuisible à l’homme. Elle ne néglige aucune forme de droit et englobe à la fois les droits du Seigneur, de la créature et des hommes en général. Depuis plus de quatorze siècles, elle tient compte des droits de l’homme, au cours de sa vie et après sa mort. Elle prend en considération les droits des parents, des enfants, des époux, des voisins, des amis, des riches, des pauvres, et des musulmans en général. Elle prend en compte également les droits des non-musulmans en les conviant à l’Islam et pour les sortir des ténèbres vers la lumière. Il faut notamment avoir un bon comportement envers eux. Elle expose en détail tous les droits de l’héritage et tient compte également des droits de l’animal. À notre époque certes, certains revendiquent avec force les droits de l’homme comme si le sujet était nouveau. Ils se donnent la mission de les défendre, mais ils le font selon leurs propres impulsions en fixant et en abrogeant les lois à leur guise. Ils défendent les droits qu’ils ont envie de défendre. Ce comportement est caractéristique de l’attitude du plus fort envers le plus faible, du puissant envers le dominé. Or, ces droits humains qu’ils codifient sont déficients contrairement à la Législation parfaite et permanente qui émane du Seigneur de l’univers.

 

La concertation (Shûra) est établie par les textes scripturaires de l’Islam qui s’incarnent dans le Coran, la Sunna (Tradition prophétique) et l’usage des compagnons et des anciens en général. Allah révèle à ce sujet : (Et consulte-les à propos des affaires),[1] (Ils fondent leur décision sur la concertation).[2] Les légistes divergent sur la question de savoir si la concertation du Messager d’Allah (r) avec les compagnons fut d’ordre impératif ou simplement indicatif. Ibn Kathîr ne se prononce pas sur le sujet dans son Tafsîr (exégèse), mais ibn Hajar estime dans Fath el Bârî qu’il lui fut recommandé de consulter ses compagnons sur des points où il n’a reçu aucune révélation, mais qu’il n’était pas obligé de se soumettre à leurs avis. Cela concernait le plus souvent le domaine de la guerre.[3] La concertation se situe avant la prise de décision comme l’indique la suite du premier verset précédemment cité : (Mais lorsque tu te décides, alors remets-t’en à Allah). [4] Le chef d’Etat concerte uniquement les responsables soit de l’autorité religieuse soit de l’autorité politique sur des points, comme nous le rappelons, où il n’existe aucun texte. Il n’y a donc aucune comparaison à faire avec le système démocratique[5] que malheureusement bon nombre de musulmans importent d’ailleurs. Celui-ci fonctionne sur l’élection par le peuple d’une chambre des députés qui détiennent la prérogative de légiférer des lois non inspirées de la religion. Par ailleurs, les lois établies par la chambre des députés ont une valeur impérative non indicative.

 

Il y a deux façons d’élire le souverain dans l’Islam : soit les responsables de l’autorité s’accordent de façon unanime sur le choix du khalife comme ce fut le cas pour Abû Bakr et ‘Ali soit le Khalife en place désigne son successeur comme l’a fait Abû Bakr pour ‘Umar. Quant à ‘Uthmân, il fut élu sur la décision de six têtes pensantes de l’Etat que ‘Umar avait désigné.  Or, si quelqu’un prend le pouvoir par la force, il devient le chef d’Etat incontestable des musulmans. Une fois le pouvoir en place, il est donc illégitime de se rebeller contre lui. Par contre, dans le système démocratique, le pouvoir s’obtient par la constitution d’un parti politique en faveur duquel les citoyens votent. Après le partage du scrutin, le candidat ayant le plus de voix est désigné président. Or, ce procédé est contraire à l’Islam pour plusieurs raisons :

 

1-              Le système de vote aboutit à la division de la société en partis, alors que l’Islam prône l’unité et bannit la divergence.

2-              Dans un système soi-disant démocratique, le pouvoir législatif est aux mains d’une partie du peuple alors que dans l’Islam il appartient exclusivement au Tout-Puissant. il est néanmoins possible d’établir certains codes en vue d’organiser la vie en société dans la mesure où ils ne s’opposent ni au Coran ni à la Sunna.

3-              L’accès au pouvoir s’obtient grâce à la majorité des votes mais nous avons vu qu’en Islam seules les personnes compétentes sont à même de faire un choix aussi important qu’est celui de désigner le chef d’Etat.

4-              Dans le système démocratique, chaque candidat met tout en œuvre pour accéder au pouvoir alors que l’islam interdit formellement de solliciter toute responsabilité ; en sachant que le choix d’un responsable est fondé sur sa compétence non sur son envie avide de le devenir ni sur la concurrence acharnée des uns et des autres. les candidats dépensent des sommes énormes pour se faire élire. Comme pour les jeux de hasard, à la fin du vote, il y a des gagnants et des perdants. En outre, les candidats influencent la décision des citoyens à travers des promesses alléchantes.

5-              Ce système humain est basé sur la liberté absolue d’expression alors qu’en Islam cette liberté est astreinte aux limites imposées par la dernière des religions.

6-              Ce système est basé sur l’égalité absolue entre l’homme et la femme, sans tenir compte des particularités propres à chacun. Bien qu’en Islam, ils soient effectivement égaux dans la plupart des lois, il n’en demeure pas moins des différences cruciales entre les deux sexes dans des domaines tels que l’héritage, l’affranchissement, le témoignage, le prix du sang, la ‘Aqîqa (faussement appelé baptême) ; la prière en assemblée est imposée aux hommes indépendamment des femmes et il est permis aux femmes de porter de la soie ou de l’or contrairement aux hommes, etc.

7-              L’émancipation de la femme engendre la corruption de la société. La femme autant que l’homme doit se conformer aux enseignements prescrits par la religion musulmane qui lui garantissent une vie heureuse sur terre et le bonheur éternel.

 

Alors que certains intellectuels occidentaux hommes et femmes se plaignent de la dégradation des mœurs et de la décadence dans leurs sociétés respectives,[6] certains écrivains musulmans font de la mixité leur cheval de bataille.

 

La démocratie octroie notamment à la femme de s’ériger à la tête d’un état, alors que l’islam lui interdit strictement l’accès à la moindre responsabilité étatique. Elle n’a même pas le droit de participer à l’élection d’un homme avant de pouvoir elle-même être éligible ! Voici un certain nombre de preuves démontrant que la femme ne peut prétendre à la moindre fonction de responsabilité de l’état avant de pouvoir aspirer à la plus haute :

 

1-               Allah (U) dit : (Nous avons avant toi, uniquement envoyé des hommes parmi les gens des cités à qui Nous avons offert la Révélation),[7] (Les hommes ont l’autorité sur les femmes, pour la prépondérance qu’Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent),[8] (mais les hommes ont un degré au-dessus elles).[9]

2-               Selon Abû Bakra, le Prophète (r) a dit : « Un peuple ne sera pas heureux s’il est gouverné par une femme. »[10]

3-               La Législation musulmane impose à la femme de se voiler devant les hommes et de ne pas se mélanger à la gent masculine.

4-               Il est également interdit à la femme de voyager sans tuteur et de rester seule avec un étranger.

5-               Le chef de l’Etat doit en principe présider la prière en assemblée, ce qui est strictement impossible si c’est une femme.

6-               Par nature, la femme est émotive et physiquement faible. L’homme plus fort, est capable de mieux endurer la difficulté.

7-               Dans l’histoire musulmane, aucune femme n’a jamais tenu les rênes du pouvoir ni même la moindre fonction liée au pouvoir comme celle de juge ou d’émir à la tête d’une localité.[11]

8-               Il n’est pas permis à la femme de prendre la haute fonction du pouvoir à l’unanimité des savants musulmans comme le relate notamment ibn Hazm.[12]

 

À une époque où les valeurs sont inversées, comment un homme peut-il accepter d’inverser les rôles et de se mettre sous l’autorité d’une femme qui se présente devant lui sous ses plus beaux attraits et avec sa boîte de maquillage sur son bureau !

 

Malheureusement, bon nombre de musulmans à notre époque se détournent de la lumière et du bonheur que leur offre la dernière des religions. Ils se tournent plutôt vers les ténèbres dans lesquels sont plongées les autres civilisations, dans des domaines aussi vastes que la sociologie, la pédagogie, l’éducation, l’économie, et la politique. C’est pourquoi, ils jouent le rôle de dominés et ils ne seront jamais heureux ni en paix sans le retour vers la lumière de la Révélation. Ils doivent de surcroît s’éloigner des soi-disant réformes que promettent des doctrines telles que la démocratie ou autre…

 

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

 

Traduit et adapté pour islamhouse par :

Karim ZENTICI

Relu par Abu Hamza Al-Germâny et Mahmoud  

 

  Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

www.islamhouse.com  

 

L’islam à la portée de tous !



[1] La famille de ‘Imrân ; 159

[2] La concertation ; 38

[3] Voir : Fath el Bârî (13/339).

[4] La famille de ‘Imrân ; 159

[5] Le terme démocratie provient du grec dêmos signifiant peuple et kratos signifiant pouvoir ; c’est le pouvoir du peuple et par le peuple. En cela, ce système de gouvernement s’oppose catégoriquement à l’Islam à deux niveaux. dans le mode d’élection des dirigeants qui en Islam ne revient pas au peuple tout entier et dans la législation des lois qui dans l’islam est un droit exclusif au Seigneur de l’univers (sauf concernant les détails du fonctionnement d’une société sur lesquels il n’existe aucun texte scripturaire précis). Ce deuxième principe s’oppose à l’Islam de façon plus cruciale, car il remet en cause le fondement même sur lequel cette religion repose et qui s’incarne dans la Révélation. (N. du T.).

[6] Voir : Les dangers dus à la participation de la femme dans le monde des hommes de Sheïkh ibn Bâz.

[7] Yûsaf ; 109

[8] Les femmes ; 34

[9] La vache ; 228

[10] Rapporté par el Bukhârî (4420, 7099), Ahmed dans son Musnad (20402, 20474, 20477), e-Nasâî (5388), et e-Tirmidhî (2262). L’auteur répond dans un écrit à part à l’allégation disant que ce Hadith est faible (voir : e-Difâ’ ‘an e-Sahâbî Abû Bakra wa el Istidlâl li man’ Wilâyat e-Nisâ ‘ala e-Rijâl).

[11] Voir : el Mughnî d’ibn Qudâma qui est mort en 620 de l’Hégire.

[12] Voir : el Fisal (4/179), Sharh e-Sunna d’el Baghawî (10/77), et Adhwa el Baïyân d’e-Shanqîtî (1/55).


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